30.10.04

Insomnie sournoise

Quand l’insomnie sournoise effrite mon esprit
En affreuses visions imprégnées de violence,
Qui me laissent fourbue au bord de la démence,
J’offre à l’aube glacée mon visage flétri.

Dans le silence amer de la rue qu’assombrit
Le ballet des zombis pétris de malveillance,
Se trament les filets de ma tristesse immense,
Sinistrement scellée par les immeubles gris.

Pendant que le démon mène une atroce danse
Dans mon cerveau rongé par les crocs du silence,
Je regarde trembler mon corps endolori.

Dès qu’un soleil joyeux calcine mes souffrances
En attirant ma vue sur le jardin fleuri,
Je vais cueillir dehors l’espoir qui me sourit.

Aucun commentaire: