13.11.04

Puits de ma bienveillance

Mes mains découpent le silence
En lambeaux de chagrins passés,
Où fleurit l’espoir insensé
D’un amour exempt de souffrance.

Pour sceller notre connivence,
Je sème dans ton cœur blessé
Mes désirs prompts à effacer
L’aigre écheveau de tes démences.

Ma tendresse vient fracasser
L’écran de tes nuits tapissé
De tes amères défaillances.

Je noie tes cauchemars glacés,
Bardés de muette violence,
Dans le puits de ma bienveillance.

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