10.1.05

Baisers en cendres

Épuisée de passer des journées à attendre
Que ton visage affiche une once de désir,
Je regarde aujourd’hui notre passion mourir
Dans l’âtre où nos baisers s’évanouissent en cendres.

Tandis que les échos de nos promesses tendres
S’éteignent à l’orée d’un brumeux avenir,
Un désespoir glacé commence à envahir
Mon âme exaspérée par tes furieux esclandres.

Le bouquet enivrant de nos radieux plaisirs
Se fane dans la nuit empressée d’engloutir
Nos rêves insolents au creux de ses méandres.

Aux lueurs d’un matin inapte à adoucir
Ton rictus dédaigneux, je finis par comprendre
Que, dans tes rets fielleux, je ne dois plus me prendre.

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