28.6.05

Poésie champêtre

Seule avec mon poème au bord de la rivière,
Je me laisse bercer par le chant de bonheur
Des oiseaux du pays, qui survolent en chœur
Le décor habillé de couleurs printanières.

Sur ma page égayée par les tièdes lumières
D’un soleil matinal aux rayons enchanteurs,
J’assemble un chapelet de quatrains en l’honneur
De la campagne où meurt ma peine familière.

Dans le paisible écrin de la nature en fleurs,
J’entrevois un futur dont les accents rieurs
Insufflent à mes vers une joie incendiaire.

Grisée par un bouquet de sauvages senteurs,
Qu’éparpille un zéphyr à l’aile aventurière,
Je pare mon cahier de rêveries princières.