18.7.05

Abandon sinistre

Dans la froideur du soir, l’œil rivé à la porte
Fermée sur ses regrets, le citadin exhorte
Les anges ténébreux du néant à venir
Mettre un terme à sa vie dépourvue de plaisir.
Dans son appartement étouffant de silence,
Il sent le submerger le flot d’une démence
Nourrie de l’abandon qui lui ronge le cœur.
Le tic tac du réveil accuse la lenteur
Du temps qui le meurtrit depuis que sa princesse
A quitté sans un mot le nid de leur tendresse.