22.7.05

Camping de l’ennui

Dans un camping miteux au bord de nulle part,
Le parisien chagrin adoucit de pinard
Le dégoût qui l’étreint devant ce paysage
Qu’une pluie continue transforme en marécage,
Pendant que sa souris s’active à préparer
Une tambouille inapte à le revigorer.
Le gamin rondouillard s’empiffre de tartines
Sous l’œil indifférent de sa sœur qui fulmine
Contre l’entêtement de sa mère à venir
Chaque été dans ce coin ennuyeux à mourir.