17.7.05

Voluptés volages

Au bout de quinze années d’harmonie sans nuages
Avec sa dulcinée dont la lascive ardeur
Le conduit chaque jour au sommet du bonheur,
Le citadin s’éprend d’une beauté sauvage.

La bourgeoise, ulcérée par le libertinage
De son homme envolé pour un radieux ailleurs,
Apaise son chagrin dans les bras d’un charmeur
Habile à l’entraîner vers de fiévreux rivages.

Au lieu de s’abîmer dans un puits de douleur,
Elle palpite au gré des baisers enchanteurs
Que sème sur son corps son amant de passage.

Un plaisir flamboyant efface sa rancœur,
De sorte que, comblée, la donzelle envisage
Un avenir pétri de voluptés volages.