17.7.06

Frissons matinaux

Pendant que tu m’oublies dans tes rêves candides
Au pays silencieux de tes espoirs nombreux,
Je hante ton sommeil d’un tourbillon fiévreux
De secrètes pensées pétries de joie limpide.

Dans le jardin obscur où tes nuits se dévident,
J’arrache les chardons de tes doutes affreux
Avant de déverser un torrent vigoureux
De désirs qui noieront ta tristesse perfide.

Dans ta chambre envahie de tes dessins d’enfant,
Je sème allégrement un bouquet triomphant
D’ardentes voluptés imprégnées de tendresse.

Doucement éveillée par les lumières d’or
D’un soleil matinal débordant de promesses,
Tu souris aux frissons qui germent sur ton corps.