24.12.06

Symphonie de couleurs

Le silence de sable au centre de l’infini s’égoutte dans une éternité de funambule. La symphonie de l’oubli décline ses couleurs en une logorrhée grotesque. La terre lèche les derniers vestiges de l’humanité, plaies qui se dissolvent dans le lit de l’aube abolie.
Des humains disparus, seule témoigne une croix érigée en doigt de regret, accrochant des perles de lune.
Architecte du destin, le hasard facétieux bâtit un univers paisible et harmonieux, pas à pas, formé de touches d’abandon aux teintes délicates. Au sein de cet équilibre minéral, des labyrinthes cubiques gorgés de lumière accrochent les étoiles et reflètent le ciel surpris, inversé en éclats de promesses. La nuit s’échappe en perles distraites devant l’espace doré, complice du possible au bord d’une douce amnésie.