1.9.16

Visage oblong

Sur son visage oblong qu'un soleil monotone
Éclaire doucement d'un rayon langoureux,
J'aperçois un rivage au sable chaleureux
Que caresse un zéphyr aux portes de l'automne.

Je devine un pays où des chansons résonnent,
Accordées à la joie des jeunes amoureux
Échangeant à mi-voix des serments liquoreux
Sous des arbres charmants dont les branchent frissonnent.

Plongée dans les reflets du lac de son regard,
Je me mêle au ballet des fleurs de nénuphar
Assemblées en tableau aux couleurs éclatantes.

Guidée par son parfum attisant mon désir,
Je cueille des baisers sur sa lèvre tremblante
Dont le tendre velours embrase l'avenir.