Tandis qu’un voile froid de grisaille s’étire
Sur la ville endormie dans son berceau de fer,
Aux portes barbelées d’un effroyable hiver,
Les puissances du mal étendent leur empire.
Un démon flamboyant dont la haine transpire
Lance sur la cité les dragons de l’enfer,
Qui calcinent les rues sous un faisceau d’éclairs,
Avant de s’évanouir dans un éclat de rire.
Sitôt qu’il aperçoit les vestiges amers
De mortels consumés tournoyant dans les airs,
L’ange de l’avenir envoie ses vaillants sbires.
Dans un déferlement de hurlements diserts,
Les forces de l’espoir parviennent à occire
Les monstres enragés, nés de sanglants délires.
30.11.04
Mort d’un bavard
J’assassinerai le bavard
Dont les effroyables sottises
Devant les jurés des assises
M’ont valu quinze ans de placard.
Je lacérerai au poignard
Sa trombine qui me défrise,
Avant que ce con ne s’avise
D’alerter les autres taulards.
Puis je me ferai la valise
Loin des flics à la mine grise,
Armés de venimeux pétards.
Mue par une euphorie exquise,
Je m’élancerai au hasard
Dans un monde exempt de mitards.
Dont les effroyables sottises
Devant les jurés des assises
M’ont valu quinze ans de placard.
Je lacérerai au poignard
Sa trombine qui me défrise,
Avant que ce con ne s’avise
D’alerter les autres taulards.
Puis je me ferai la valise
Loin des flics à la mine grise,
Armés de venimeux pétards.
Mue par une euphorie exquise,
Je m’élancerai au hasard
Dans un monde exempt de mitards.
29.11.04
Musicien des rues
Au mépris de la neige étouffant la cité
Sous un voile poisseux de chagrin monotone,
Où meurt le souvenir des derniers jours d’automne,
Le musicien des rues continue à chanter.
Sur le trottoir bondé de cadres cravatés,
Il gomme la grisaille au son d’un saxophone
Dont les accords radieux, jusqu’au ciel, tourbillonnent
En concerto d’espoir au parfum de l’été.
Il entonne des airs dont les échos résonnent
Dans le cœur insouciant de jeunes amazones
Au regard prometteur d’ardentes voluptés.
Il égaie les clochards, que l’hiver emprisonne
Dans un ennui glacé, lourd d’inhumanité,
Par la vibrante ardeur de ses chants indomptés.
Sous un voile poisseux de chagrin monotone,
Où meurt le souvenir des derniers jours d’automne,
Le musicien des rues continue à chanter.
Sur le trottoir bondé de cadres cravatés,
Il gomme la grisaille au son d’un saxophone
Dont les accords radieux, jusqu’au ciel, tourbillonnent
En concerto d’espoir au parfum de l’été.
Il entonne des airs dont les échos résonnent
Dans le cœur insouciant de jeunes amazones
Au regard prometteur d’ardentes voluptés.
Il égaie les clochards, que l’hiver emprisonne
Dans un ennui glacé, lourd d’inhumanité,
Par la vibrante ardeur de ses chants indomptés.
Poésie solitaire
Puisque l’amitié m’indiffère
Et que la passion tourne en pleurs,
Je voue les élans de mon cœur
À ma poésie solitaire.
Au fond de mon âme polaire,
Germent des quatrains ravageurs
Que je dilue avec bonheur
Dans un vin aux bulles légères.
Rivée à l’écran en couleur
De mon fidèle ordinateur,
Je noie le monde dans mon verre.
J’orne le silence enchanteur
Des poèmes que me suggère
La joie d’une ivresse légère.
Et que la passion tourne en pleurs,
Je voue les élans de mon cœur
À ma poésie solitaire.
Au fond de mon âme polaire,
Germent des quatrains ravageurs
Que je dilue avec bonheur
Dans un vin aux bulles légères.
Rivée à l’écran en couleur
De mon fidèle ordinateur,
Je noie le monde dans mon verre.
J’orne le silence enchanteur
Des poèmes que me suggère
La joie d’une ivresse légère.
28.11.04
Poésie manuscrite
Plutôt que d’épancher les passions de son âme
Sur des cahiers drapés d’une blanche froideur,
Le poète confie à son ordinateur
Les sonnets inspirés par la fée qui l’enflamme.
Pendant qu’il applaudit le merveilleux programme
Qui l’aide à peaufiner ses quatrains enchanteurs,
La machine subit les assauts ravageurs
D’un perfide virus à la violence infâme.
Quand un rondeau dédié à sa dame de cœur
Se transforme à l’écran en écheveau d’erreurs,
L’écrivain subodore un effroyable drame.
Il débranche aussitôt, d’un mouvement rageur,
Le clavier insolent où son malheur se trame,
Pour écrire au stylo l’éloge de sa femme.
Sur des cahiers drapés d’une blanche froideur,
Le poète confie à son ordinateur
Les sonnets inspirés par la fée qui l’enflamme.
Pendant qu’il applaudit le merveilleux programme
Qui l’aide à peaufiner ses quatrains enchanteurs,
La machine subit les assauts ravageurs
D’un perfide virus à la violence infâme.
Quand un rondeau dédié à sa dame de cœur
Se transforme à l’écran en écheveau d’erreurs,
L’écrivain subodore un effroyable drame.
Il débranche aussitôt, d’un mouvement rageur,
Le clavier insolent où son malheur se trame,
Pour écrire au stylo l’éloge de sa femme.
Poète musicien
Ce soir, un poète doté
D’une plume aux élans magiques
A délaissé pour la musique
Ses alexandrins exaltés.
Sitôt qu’il s’est précipité
Chez une dame magnifique
Pour lui adresser sa supplique,
Sa voix s’est mise à chevroter.
Lassée du barde pathétique,
Empêtré dans ses vers lyriques,
La fée l’a prié de chanter.
Oubliant la sage métrique,
Il s’est empressé d’inventer
Un refrain apte à l’envoûter.
D’une plume aux élans magiques
A délaissé pour la musique
Ses alexandrins exaltés.
Sitôt qu’il s’est précipité
Chez une dame magnifique
Pour lui adresser sa supplique,
Sa voix s’est mise à chevroter.
Lassée du barde pathétique,
Empêtré dans ses vers lyriques,
La fée l’a prié de chanter.
Oubliant la sage métrique,
Il s’est empressé d’inventer
Un refrain apte à l’envoûter.
27.11.04
Évasion matinale
Au lieu de supporter tes vilaines grimaces
De poison décidée à me briser le cœur,
Je m’évade en solo aux premières lueurs
D’un soleil insoucieux de ta rage tenace.
Rebelle à ton regard lourd de sombres menaces,
Je te lance en vitesse un sourire moqueur,
Avant d’aller cueillir un insolent bonheur
Loin de notre logis dont la laideur m’agace.
Pendant que tu dilues nos souvenirs rieurs
Dans un marais poisseux de jurons ravageurs,
Je me laisse emporter par une exquise audace.
À jamais délivrée de ta mauvaise humeur,
J’aborde au doux rivage où mon chagrin s’efface
Sous les baisers soyeux de la fée qui m’enlace.
De poison décidée à me briser le cœur,
Je m’évade en solo aux premières lueurs
D’un soleil insoucieux de ta rage tenace.
Rebelle à ton regard lourd de sombres menaces,
Je te lance en vitesse un sourire moqueur,
Avant d’aller cueillir un insolent bonheur
Loin de notre logis dont la laideur m’agace.
Pendant que tu dilues nos souvenirs rieurs
Dans un marais poisseux de jurons ravageurs,
Je me laisse emporter par une exquise audace.
À jamais délivrée de ta mauvaise humeur,
J’aborde au doux rivage où mon chagrin s’efface
Sous les baisers soyeux de la fée qui m’enlace.
Concerto du bonheur
Je mélangerai ta noirceur
À ma sombre désespérance,
Pour que l’union de nos souffrances
S’épanche en gerbe de douceur.
Je viendrai semer dans ton cœur
Les souvenirs de mon enfance,
Afin que notre amour s’élance
Loin de tes obscures douleurs.
J’immergerai tes défaillances
Dans un puits de tendresse immense
Gorgé de rires enchanteurs.
J’orchestrerai nos différences
En concerto dont la splendeur
Augurera notre bonheur.
À ma sombre désespérance,
Pour que l’union de nos souffrances
S’épanche en gerbe de douceur.
Je viendrai semer dans ton cœur
Les souvenirs de mon enfance,
Afin que notre amour s’élance
Loin de tes obscures douleurs.
J’immergerai tes défaillances
Dans un puits de tendresse immense
Gorgé de rires enchanteurs.
J’orchestrerai nos différences
En concerto dont la splendeur
Augurera notre bonheur.
26.11.04
Poésie urbaine
Dans les supermarchés où les caddies s’animent
En un ballet urbain de clients envoûtés
Par les démons sournois de la publicité,
Orfèvres de slogans aux promesses sublimes ;
Dans le métro bondé d’une foule anonyme
Qu’un accordéoniste invite à écouter
Sa chanson qui dévide en accords veloutés
L’écheveau flamboyant de ses désirs intimes ;
Dans le journal du soir où l’inhumanité
S’entremêle aux récits de sauveteurs dotés
D’un courage fiévreux où le respect s’arrime ;
La poésie fleurit les murs de la cité
Bardés de graffitis dont la violence exprime
Le mépris pour un monde où le verbe s’abîme.
En un ballet urbain de clients envoûtés
Par les démons sournois de la publicité,
Orfèvres de slogans aux promesses sublimes ;
Dans le métro bondé d’une foule anonyme
Qu’un accordéoniste invite à écouter
Sa chanson qui dévide en accords veloutés
L’écheveau flamboyant de ses désirs intimes ;
Dans le journal du soir où l’inhumanité
S’entremêle aux récits de sauveteurs dotés
D’un courage fiévreux où le respect s’arrime ;
La poésie fleurit les murs de la cité
Bardés de graffitis dont la violence exprime
Le mépris pour un monde où le verbe s’abîme.
Bouquet de douceur
Sur le canevas de tes peurs
Germées dans le lit du silence,
Je viens chanter mon espérance
D’un futur aux accents rieurs.
Rebelle aux démons ravageurs
Qui déchirent ton existence
En sanglants lambeaux de démence,
Je t’offre un bouquet de douceur.
Armée de ma tendresse immense,
Je bâtis notre connivence,
Augure d’un soyeux bonheur.
J’éteins l’écho de tes souffrances
Dans le puits de joie, où mon cœur
Scande notre accord enchanteur.
Germées dans le lit du silence,
Je viens chanter mon espérance
D’un futur aux accents rieurs.
Rebelle aux démons ravageurs
Qui déchirent ton existence
En sanglants lambeaux de démence,
Je t’offre un bouquet de douceur.
Armée de ma tendresse immense,
Je bâtis notre connivence,
Augure d’un soyeux bonheur.
J’éteins l’écho de tes souffrances
Dans le puits de joie, où mon cœur
Scande notre accord enchanteur.
25.11.04
Fée lumineuse
Quand le réveil relaie de ses notes haineuses
Les spectres grimaçants de mes froids cauchemars,
Dans le matin drapé d’un persistant brouillard
Où se noie un soleil aux lumières peureuses ;
Quand la répétition de tâches ennuyeuses
Dans un bureau glacé, étroit comme un placard,
Étouffé sous un ciel aux nuages blafards,
Étire ma conscience en mare cotonneuse ;
Quand la peur m’accompagne au fil des boulevards
Où des masques hideux luisent de toute part,
À l’heure où je rejoins ma banlieue poussiéreuse ;
Je délivre mon cœur de ses chagrins épars
En puisant dans les yeux de ma fée lumineuse
La force d’oublier ma journée désastreuse.
Les spectres grimaçants de mes froids cauchemars,
Dans le matin drapé d’un persistant brouillard
Où se noie un soleil aux lumières peureuses ;
Quand la répétition de tâches ennuyeuses
Dans un bureau glacé, étroit comme un placard,
Étouffé sous un ciel aux nuages blafards,
Étire ma conscience en mare cotonneuse ;
Quand la peur m’accompagne au fil des boulevards
Où des masques hideux luisent de toute part,
À l’heure où je rejoins ma banlieue poussiéreuse ;
Je délivre mon cœur de ses chagrins épars
En puisant dans les yeux de ma fée lumineuse
La force d’oublier ma journée désastreuse.
Amour unique
Pour ravir ma fée, je m’applique
À semer les soyeuses fleurs
De notre unisson enchanteur
En une ardente mosaïque.
Au fil de nos nuits magnétiques,
Je conduis ma dame de cœur
Jusqu’au rivage du bonheur
Fleuri de frissons magnifiques.
Grisée par son regard rieur,
J’entonne les accords majeurs
De nos voluptés électriques.
Dans le berceau de sa splendeur,
Où nos corps enflammés s’imbriquent,
Je scelle notre amour unique.
À semer les soyeuses fleurs
De notre unisson enchanteur
En une ardente mosaïque.
Au fil de nos nuits magnétiques,
Je conduis ma dame de cœur
Jusqu’au rivage du bonheur
Fleuri de frissons magnifiques.
Grisée par son regard rieur,
J’entonne les accords majeurs
De nos voluptés électriques.
Dans le berceau de sa splendeur,
Où nos corps enflammés s’imbriquent,
Je scelle notre amour unique.
24.11.04
Quotidien maussade
Sitôt que le réveil déchire le silence
En lambeaux ténébreux de rêves avortés,
J’avale un café noir, avant de me jeter
Dans le ventre puant de la cité immense.
Dans le métro bruyant où s’agite en cadence
Une foule asservie à la banalité
Du temps qui se déroule en gestes répétés,
Je vois poindre la fleur de la désespérance.
Sous le ciel nuageux, je me laisse emporter
Par un flot de piétons au regard tourmenté
D’une sourde aversion pour le jour qui commence.
Dans mon bureau glacé, je prie de se hâter
La pendule indolente, afin qu’elle s’élance
À pas accélérés jusqu’à ma délivrance.
En lambeaux ténébreux de rêves avortés,
J’avale un café noir, avant de me jeter
Dans le ventre puant de la cité immense.
Dans le métro bruyant où s’agite en cadence
Une foule asservie à la banalité
Du temps qui se déroule en gestes répétés,
Je vois poindre la fleur de la désespérance.
Sous le ciel nuageux, je me laisse emporter
Par un flot de piétons au regard tourmenté
D’une sourde aversion pour le jour qui commence.
Dans mon bureau glacé, je prie de se hâter
La pendule indolente, afin qu’elle s’élance
À pas accélérés jusqu’à ma délivrance.
Setter rebelle
Exaspéré par le chasseur
Qui sillonne le marécage
Pour tirer les canards sauvages,
Son setter grogne sa rancœur.
Au lieu de pister les odeurs
Des animaux du paysage,
Le chien bondit vers le village
Où se tient le marché aux fleurs.
À l’abri des affreux carnages
De l’homme que sa fuite enrage,
Il se blottit chez le coiffeur.
L’artisan orne son pelage
De frisures dont les couleurs
Augurent un radieux bonheur.
Qui sillonne le marécage
Pour tirer les canards sauvages,
Son setter grogne sa rancœur.
Au lieu de pister les odeurs
Des animaux du paysage,
Le chien bondit vers le village
Où se tient le marché aux fleurs.
À l’abri des affreux carnages
De l’homme que sa fuite enrage,
Il se blottit chez le coiffeur.
L’artisan orne son pelage
De frisures dont les couleurs
Augurent un radieux bonheur.
23.11.04
Poésie divine
Écœuré par l’horreur des batailles stupides,
Menées par les humains à l’esprit orgueilleux,
Jésus, découragé, retourne dans les cieux
Où son chagrin s’épanche en ouragan acide.
Au céleste conseil que le Seigneur préside,
Un séraphin conspue le Messie silencieux,
Jusqu’à ce qu’un archange au timbre délicieux
Envoûte l’insolent par un sonnet splendide.
Le Christ, enthousiasmé par ces vers merveilleux,
Surmonte son dépit pour demander à Dieu
De doter les mortels de plumes intrépides.
Sur la Terre lavée de ses charniers odieux,
Les bardes, exaltés par la foi qui les guide,
Glorifient un futur pétri de joie limpide.
Menées par les humains à l’esprit orgueilleux,
Jésus, découragé, retourne dans les cieux
Où son chagrin s’épanche en ouragan acide.
Au céleste conseil que le Seigneur préside,
Un séraphin conspue le Messie silencieux,
Jusqu’à ce qu’un archange au timbre délicieux
Envoûte l’insolent par un sonnet splendide.
Le Christ, enthousiasmé par ces vers merveilleux,
Surmonte son dépit pour demander à Dieu
De doter les mortels de plumes intrépides.
Sur la Terre lavée de ses charniers odieux,
Les bardes, exaltés par la foi qui les guide,
Glorifient un futur pétri de joie limpide.
Arbre tordu
Tordu par la brusque tempête
Qui ronge son tronc courageux,
L’arbre attend que le ciel cireux
S’ouvre sur un soleil de fête.
Il dresse son mince squelette
Dans le paysage pierreux
Que d’étroits chemins poussiéreux
Éraflent de rides discrètes.
Il invite les amoureux
Animés d’un désir fiévreux
À se rejoindre sous son faîte.
Il dévoile aux enfants les creux
De son écorce, afin qu’ils mettent
Leurs richesses dans ses cachettes.
Qui ronge son tronc courageux,
L’arbre attend que le ciel cireux
S’ouvre sur un soleil de fête.
Il dresse son mince squelette
Dans le paysage pierreux
Que d’étroits chemins poussiéreux
Éraflent de rides discrètes.
Il invite les amoureux
Animés d’un désir fiévreux
À se rejoindre sous son faîte.
Il dévoile aux enfants les creux
De son écorce, afin qu’ils mettent
Leurs richesses dans ses cachettes.
22.11.04
Flamboyant éveil
Cependant qu’assommée par le nectar vermeil
Qui dilue ton poison de sournoise vipère,
Tu dors en marmonnant ta rancœur solitaire,
Je sens naître en mon cœur un espoir sans pareil.
Ta carcasse agitée, de la tête aux orteils,
De soubresauts poissards exalte ma colère,
Tandis que l’angélus achève de m’extraire
De notre amour entré dans son dernier sommeil.
Plutôt que de subir la tristesse ordinaire
D’un matin ponctué de tes piques amères,
Je bondis dans la rue à l’appel du soleil.
Dans le regard brûlant d’une belle étrangère,
Je devine une fée dans le simple appareil,
Ravie d’accompagner mon flamboyant éveil.
Qui dilue ton poison de sournoise vipère,
Tu dors en marmonnant ta rancœur solitaire,
Je sens naître en mon cœur un espoir sans pareil.
Ta carcasse agitée, de la tête aux orteils,
De soubresauts poissards exalte ma colère,
Tandis que l’angélus achève de m’extraire
De notre amour entré dans son dernier sommeil.
Plutôt que de subir la tristesse ordinaire
D’un matin ponctué de tes piques amères,
Je bondis dans la rue à l’appel du soleil.
Dans le regard brûlant d’une belle étrangère,
Je devine une fée dans le simple appareil,
Ravie d’accompagner mon flamboyant éveil.
Poème excellent
Pour faire un poème excellent,
Troque les lois de la grammaire
Contre un tapis de primevères
Éclairé d’un soleil brûlant.
Plonge tes sonnets purulents,
Lourds d’une tristesse sévère,
Dans un flot de joie salutaire
Gorgé de mots étincelants.
Oublie le canevas austère
De la métrique pour extraire
De ton âme un texte insolent.
Dissous tes peines solitaires
Dans un déluge de vers blancs
Prompts à consacrer ton talent.
Troque les lois de la grammaire
Contre un tapis de primevères
Éclairé d’un soleil brûlant.
Plonge tes sonnets purulents,
Lourds d’une tristesse sévère,
Dans un flot de joie salutaire
Gorgé de mots étincelants.
Oublie le canevas austère
De la métrique pour extraire
De ton âme un texte insolent.
Dissous tes peines solitaires
Dans un déluge de vers blancs
Prompts à consacrer ton talent.
21.11.04
Habile financier
Dans la banque cossue, l’habile financier
Reçoit aimablement les bourgeois de la ville,
Qui, prenant ses conseils pour des mots d’évangile,
Lui confient leur argent sans même sourciller.
Il accorde un crédit au riche bijoutier
Dont les diamants égaient sa maîtresse futile,
Tandis qu’il éconduit d’un hochement hostile
Le chômeur endetté, interdit de chéquier.
Il oppose à l’espoir des pauvres qui défilent
Dans son bureau glacé un silence d’argile
Barbelé des secrets de ses sombres dossiers.
Il regagne le soir son douillet domicile
Où le whisky royal lui permet de noyer
Le remords menaçant son âme d’usurier.
Reçoit aimablement les bourgeois de la ville,
Qui, prenant ses conseils pour des mots d’évangile,
Lui confient leur argent sans même sourciller.
Il accorde un crédit au riche bijoutier
Dont les diamants égaient sa maîtresse futile,
Tandis qu’il éconduit d’un hochement hostile
Le chômeur endetté, interdit de chéquier.
Il oppose à l’espoir des pauvres qui défilent
Dans son bureau glacé un silence d’argile
Barbelé des secrets de ses sombres dossiers.
Il regagne le soir son douillet domicile
Où le whisky royal lui permet de noyer
Le remords menaçant son âme d’usurier.
Mon étudiante
Dans les bras de mon étudiante,
J’écris le concerto majeur
De notre unisson enchanteur,
Pétri d’une joie impatiente.
Mue par une ardeur flamboyante,
Je dessine un chemin rieur,
Constellé d’enivrantes fleurs
Aux tonalités chatoyantes.
Insensible aux jaloux moqueurs,
Je tisse le fil du bonheur
Orné de promesses brillantes.
Aiguillonnée par la splendeur
De ma princesse sémillante,
Je conduis nos nuits rayonnantes.
J’écris le concerto majeur
De notre unisson enchanteur,
Pétri d’une joie impatiente.
Mue par une ardeur flamboyante,
Je dessine un chemin rieur,
Constellé d’enivrantes fleurs
Aux tonalités chatoyantes.
Insensible aux jaloux moqueurs,
Je tisse le fil du bonheur
Orné de promesses brillantes.
Aiguillonnée par la splendeur
De ma princesse sémillante,
Je conduis nos nuits rayonnantes.
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