Tandis que le soleil se couche à l’horizon,
La bande de loubards s’arrache à tire-d’aile
De la zone infestée de puantes poubelles
Pour aller visiter de bourgeoises maisons.
Exaltés par l’abus d’illicites poisons,
Qui pare leur regard d’une expression cruelle,
Ils jouent les baroudeurs devant les demoiselles
Pressées de se lover au creux de leur blouson.
Quand un poulet curieux vient leur chercher querelle,
Le voyou en faction lui brûle la cervelle,
Avant de l’enterrer sous un coin de gazon.
Les crapules comblées chantent des ritournelles
À d’accortes poupées qui rient au diapason,
Pendant que le whisky se déverse à foison.
31.3.05
Caveau du regret
Le temps craquelle
La guitare muette
Habillée de poussière
Sur le cheval à bascule
Un chapeau de feutre
Accroche un rai de lune
Une lettre d’adieu
Jaunit devant le vase
De roses desséchées
La pendule bancale
Au battement sourd
Mâche les heures d’ennui
La porte épaisse
Enferme les souvenirs pastel
Dans le caveau du regret
La guitare muette
Habillée de poussière
Sur le cheval à bascule
Un chapeau de feutre
Accroche un rai de lune
Une lettre d’adieu
Jaunit devant le vase
De roses desséchées
La pendule bancale
Au battement sourd
Mâche les heures d’ennui
La porte épaisse
Enferme les souvenirs pastel
Dans le caveau du regret
30.3.05
Anges de la désespérance
Arrière, anges damnés de la désespérance !
Envoyés ténébreux des puissances du mal,
Qui dansez dans mon âme un sabbat infernal,
Laissez-moi m’endormir dans un douillet silence.
Funestes souvenirs qui tramez ma démence,
Fondez sous la tiédeur du soleil matinal,
Pour que, débarrassée de mon chagrin létal,
Je sourie à la joie du printemps qui s’avance.
Fantômes déchaînant un ouragan spiral
Sur le dédale obscur de mon effroi mental,
Courez vous déliter dans l’univers immense.
Monstres noirs, extincteurs de mon souffle vital,
Expirez de concert sous la lumière intense
De la voûte où s’inscrit ma proche délivrance.
Envoyés ténébreux des puissances du mal,
Qui dansez dans mon âme un sabbat infernal,
Laissez-moi m’endormir dans un douillet silence.
Funestes souvenirs qui tramez ma démence,
Fondez sous la tiédeur du soleil matinal,
Pour que, débarrassée de mon chagrin létal,
Je sourie à la joie du printemps qui s’avance.
Fantômes déchaînant un ouragan spiral
Sur le dédale obscur de mon effroi mental,
Courez vous déliter dans l’univers immense.
Monstres noirs, extincteurs de mon souffle vital,
Expirez de concert sous la lumière intense
De la voûte où s’inscrit ma proche délivrance.
Ciel livide
Du ciel livide
Tombe une pluie glacée
Sur les âmes fourbues
Au firmament palpitent
Des nuages crayeux
Aux formes sibyllines
Le vent déchire
Les rêves anciens
En poussière de regrets
L’horizon se dilue
Sous le flot indompté
Des larmes anonymes
Aux lueurs de l’aurore
L’orgueil se délite
En souvenirs blessés
Tombe une pluie glacée
Sur les âmes fourbues
Au firmament palpitent
Des nuages crayeux
Aux formes sibyllines
Le vent déchire
Les rêves anciens
En poussière de regrets
L’horizon se dilue
Sous le flot indompté
Des larmes anonymes
Aux lueurs de l’aurore
L’orgueil se délite
En souvenirs blessés
29.3.05
Voyage pénible
Dans le wagon bondé d’étrangers volubiles
Dont les rires bruyants lui flanquent le cafard,
Le loustic désœuvré se biture au pinard
En matant la fenêtre où les arbres défilent.
Une vieille friquée dont les bijoux rutilent
Lui jette en loucedé de venimeux regards,
Jusqu’à ce qu’excédé, il pointe son poignard
Sur sa tronche agitée de tremblements fébriles.
La musique techno d’un groupe de loubards
Qui trompent leur ennui en tétant des pétards
Déclenche dans son être une montée de bile.
Lorsqu’une contrôleuse à l’expression hostile
Brise ses rêveries de son laïus braillard,
Le gazier lui balance un pain dans les nibards.
Dont les rires bruyants lui flanquent le cafard,
Le loustic désœuvré se biture au pinard
En matant la fenêtre où les arbres défilent.
Une vieille friquée dont les bijoux rutilent
Lui jette en loucedé de venimeux regards,
Jusqu’à ce qu’excédé, il pointe son poignard
Sur sa tronche agitée de tremblements fébriles.
La musique techno d’un groupe de loubards
Qui trompent leur ennui en tétant des pétards
Déclenche dans son être une montée de bile.
Lorsqu’une contrôleuse à l’expression hostile
Brise ses rêveries de son laïus braillard,
Le gazier lui balance un pain dans les nibards.
Train du hasard
Le train du hasard
Emporte les anonymes
Vers un avenir intangible
Les arbres défilent
Devant les fenêtres sales
En un ballet d’adieu
Des rires d’enfants
Habillent la nuit
D’une joie fragile
À la croisée des destins
Une sirène déchire le silence
En fragments d’incertitude
Les lueurs de l’aube dessinent
Un réseau d’ombres tristes
Sur les visages las
Emporte les anonymes
Vers un avenir intangible
Les arbres défilent
Devant les fenêtres sales
En un ballet d’adieu
Des rires d’enfants
Habillent la nuit
D’une joie fragile
À la croisée des destins
Une sirène déchire le silence
En fragments d’incertitude
Les lueurs de l’aube dessinent
Un réseau d’ombres tristes
Sur les visages las
28.3.05
Musiciens du soleil
Musiciens du soleil, venez exécuter
Vos chansons endiablées dans les rues de la ville,
Pour que votre gaieté chasse l’hiver hostile
Qui s’acharne à hanter les esprits attristés.
Baladins étrangers, semez dans la cité
Des bouquets flamboyants de poèmes habiles
À conjurer l’ennui dont les rets se profilent
Sous l’horizon vêtu d’une âpre obscurité.
Poètes, déclamez de vos voix volubiles
Des vers prompts à fleurir de joie les domiciles
Qu’assombrit un lacis de rêves avortés.
Magiciens, constellez de radieux volatiles
Le firmament désert, afin de déliter
Les échos ténébreux de l’inhumanité.
Vos chansons endiablées dans les rues de la ville,
Pour que votre gaieté chasse l’hiver hostile
Qui s’acharne à hanter les esprits attristés.
Baladins étrangers, semez dans la cité
Des bouquets flamboyants de poèmes habiles
À conjurer l’ennui dont les rets se profilent
Sous l’horizon vêtu d’une âpre obscurité.
Poètes, déclamez de vos voix volubiles
Des vers prompts à fleurir de joie les domiciles
Qu’assombrit un lacis de rêves avortés.
Magiciens, constellez de radieux volatiles
Le firmament désert, afin de déliter
Les échos ténébreux de l’inhumanité.
Fragments citadins
L’absence alourdit la chambre
Un train file
Vers un ailleurs inconcevable
La rue s’endort
Un réverbère souligne
Les ombres du soir
Les volets palpitent
Aux fenêtres assombries
La nuit s’installe
À l’angle du trottoir
La vie bascule
Vers l’ivresse citadine
Un pas s’éloigne
Dans le vent oublieux
Des rêves déçus
Un train file
Vers un ailleurs inconcevable
La rue s’endort
Un réverbère souligne
Les ombres du soir
Les volets palpitent
Aux fenêtres assombries
La nuit s’installe
À l’angle du trottoir
La vie bascule
Vers l’ivresse citadine
Un pas s’éloigne
Dans le vent oublieux
Des rêves déçus
27.3.05
Fragments hospitaliers
Dans la calme froideur de l’austère hôpital,
L’infirmière de nuit avance une main fine
Vers la joue d’un vieillard que l’abus de morphine
Enferme dans les rets d’un silence augural.
Sitôt qu’elle aperçoit une aiguille en métal
Devant son bras exsangue, une frêle gamine
Pousse un cri de frayeur en pinçant les narines,
Avant de s’abîmer dans un repos final.
L’interne silencieux ausculte la poitrine
D’un clochard pestilent, victime d’une angine,
Au terme d’un hiver de dénuement total.
Le médecin éteint dans un flot d’insuline
Le chagrin lancinant qui vrille son moral,
Afin de parvenir au sommeil idéal.
L’infirmière de nuit avance une main fine
Vers la joue d’un vieillard que l’abus de morphine
Enferme dans les rets d’un silence augural.
Sitôt qu’elle aperçoit une aiguille en métal
Devant son bras exsangue, une frêle gamine
Pousse un cri de frayeur en pinçant les narines,
Avant de s’abîmer dans un repos final.
L’interne silencieux ausculte la poitrine
D’un clochard pestilent, victime d’une angine,
Au terme d’un hiver de dénuement total.
Le médecin éteint dans un flot d’insuline
Le chagrin lancinant qui vrille son moral,
Afin de parvenir au sommeil idéal.
Croisée des incertitudes
Devant la table du dîner
L’horloge découpe le temps
En tranches fades
La lampe étire
Les ombres silencieuses
De l’habitude
Le portrait du grand-père
Jaunit sur le buffet
En signe de reproche
Une cloche lointaine
Mêlée à des rires enfantins
Allume un espoir
Au bord du ciel
Les étoiles palpitent
À la croisée des incertitudes
L’horloge découpe le temps
En tranches fades
La lampe étire
Les ombres silencieuses
De l’habitude
Le portrait du grand-père
Jaunit sur le buffet
En signe de reproche
Une cloche lointaine
Mêlée à des rires enfantins
Allume un espoir
Au bord du ciel
Les étoiles palpitent
À la croisée des incertitudes
26.3.05
Exquise paresse
Que m’importe l’éclat des palais où s’empressent
Des flots de courtisans aux bras chargés de fleurs
Qu’ils posent sur l’autel des futiles splendeurs,
Avant de regagner leur monde de tristesse !
Que m’importe les traits d’ironie, que m’adressent
Les anciens compagnons de mes tendres bonheurs,
Empêtrés dans les rets d’une course aux honneurs
Barbelée d’un fatras de cupides bassesses !
Que m’importe les cris des oiseaux de malheur,
Prophètes belliqueux du néant fossoyeur,
Avide d’engloutir les frivoles richesses !
Sourde à la frénésie des hommes querelleurs,
Je m’abandonne aux joies d’une exquise paresse
Que mon amie ponctue de soyeuses caresses.
Des flots de courtisans aux bras chargés de fleurs
Qu’ils posent sur l’autel des futiles splendeurs,
Avant de regagner leur monde de tristesse !
Que m’importe les traits d’ironie, que m’adressent
Les anciens compagnons de mes tendres bonheurs,
Empêtrés dans les rets d’une course aux honneurs
Barbelée d’un fatras de cupides bassesses !
Que m’importe les cris des oiseaux de malheur,
Prophètes belliqueux du néant fossoyeur,
Avide d’engloutir les frivoles richesses !
Sourde à la frénésie des hommes querelleurs,
Je m’abandonne aux joies d’une exquise paresse
Que mon amie ponctue de soyeuses caresses.
Murs de poussière
Au terme du voyage
Murs de poussière
À fleur d’absence
Le vent efface
Le chemin du retour
Sous le sable de l’amnésie
Une grappe d’oiseaux
Vole vers un pays
Haut en couleur
Sous l’horizon glacé
Le soleil se flétrit
Les ombres du soir palpitent
Dans la froideur de la nuit
Une voix blanche
Entame une prière
Murs de poussière
À fleur d’absence
Le vent efface
Le chemin du retour
Sous le sable de l’amnésie
Une grappe d’oiseaux
Vole vers un pays
Haut en couleur
Sous l’horizon glacé
Le soleil se flétrit
Les ombres du soir palpitent
Dans la froideur de la nuit
Une voix blanche
Entame une prière
25.3.05
Fieffé cossard
Lourdé de son turbin par un sombre taulier
Pour un larcin doublé d’une histoire de fesses,
Le mécano, ravi, chourave avec adresse
Un pacson de billets à l’innocent caissier.
Douillettement vautré entre ses deux greffiers
Qui lui lèchent les mains en mendiant des caresses,
Le tire-au-flanc dilue ses pensées vengeresses
Dans un pinard costaud, fauché chez l’épicier.
Il jette le réveil dont le tic tac l’oppresse,
Afin de profiter des joies de la paresse,
Qu’illuminent les rais du soleil printanier.
Quand sa souris se pointe, il enferme en vitesse
Son magot dans le fond du placard sous l’évier,
Avant de lui taper le montant du loyer.
Pour un larcin doublé d’une histoire de fesses,
Le mécano, ravi, chourave avec adresse
Un pacson de billets à l’innocent caissier.
Douillettement vautré entre ses deux greffiers
Qui lui lèchent les mains en mendiant des caresses,
Le tire-au-flanc dilue ses pensées vengeresses
Dans un pinard costaud, fauché chez l’épicier.
Il jette le réveil dont le tic tac l’oppresse,
Afin de profiter des joies de la paresse,
Qu’illuminent les rais du soleil printanier.
Quand sa souris se pointe, il enferme en vitesse
Son magot dans le fond du placard sous l’évier,
Avant de lui taper le montant du loyer.
Voltes mentales
Enfant j’explorais le monde à genoux
Cahiers noircis de mots appris en cachette
Construire un palais de vers
Sur les meurtrissures du passé
Je grince sur mes fondations
Mauvais karma
Avancer vers quel vide
Débusquer la rose sous le fumier
Le verbe délivre la raison
Marcher dans l’indifférence
De la nuit silencieuse
Sourire d’une chanson
À dormir debout
S’envoler au vent
D’une joie inconnue
Cahiers noircis de mots appris en cachette
Construire un palais de vers
Sur les meurtrissures du passé
Je grince sur mes fondations
Mauvais karma
Avancer vers quel vide
Débusquer la rose sous le fumier
Le verbe délivre la raison
Marcher dans l’indifférence
De la nuit silencieuse
Sourire d’une chanson
À dormir debout
S’envoler au vent
D’une joie inconnue
22.3.05
Folle smala
Dans la chambre étriquée, commence un pugilat
Entre un loustic grossier et sa moitié coquette,
Sous l’œil indifférent d’une chatte replète,
Lascivement vautrée sur l’affreux matelas.
Assis sur le tapis, un gnard rit aux éclats
En matant un navet lourd de blagues surfaites,
Pendant que son frangin engloutit en cachette
Un paquet de biscuits nappés de chocolat.
Le grand-père, beurré, crache sur la moquette,
Avant de dégoiser des jurons à tue-tête,
Tandis que sa bergère invoque l’au-delà.
La gamine effectue une sortie discrète,
Afin de s’envoler au bras d’un échalas
Qu’effraient les beuglements de la folle smala.
Entre un loustic grossier et sa moitié coquette,
Sous l’œil indifférent d’une chatte replète,
Lascivement vautrée sur l’affreux matelas.
Assis sur le tapis, un gnard rit aux éclats
En matant un navet lourd de blagues surfaites,
Pendant que son frangin engloutit en cachette
Un paquet de biscuits nappés de chocolat.
Le grand-père, beurré, crache sur la moquette,
Avant de dégoiser des jurons à tue-tête,
Tandis que sa bergère invoque l’au-delà.
La gamine effectue une sortie discrète,
Afin de s’envoler au bras d’un échalas
Qu’effraient les beuglements de la folle smala.
Cabaret de l’amertume
Au cabaret de l’amertume,
J’entends les sirènes du port
Se mêler aux soyeux accords
D’une musique à plein volume.
Dans le soir qu’assombrit la brume
De ce paysage du Nord,
Une poupée aux cheveux d’or
Accoste un marin en costume.
Tandis que la lune s’endort,
J’écoute un trombone ténor
Jouer la chanson du bitume.
Un goéland prend son essor
Vers le firmament où ses plumes
Chatoient dans le jour qui s’allume.
J’entends les sirènes du port
Se mêler aux soyeux accords
D’une musique à plein volume.
Dans le soir qu’assombrit la brume
De ce paysage du Nord,
Une poupée aux cheveux d’or
Accoste un marin en costume.
Tandis que la lune s’endort,
J’écoute un trombone ténor
Jouer la chanson du bitume.
Un goéland prend son essor
Vers le firmament où ses plumes
Chatoient dans le jour qui s’allume.
21.3.05
Prière au printemps
Soleil, viens effacer par ta chaude caresse
La neige maculée qui voile le décor,
Avant de déchirer sous tes lumières d’or
Le brouillard hivernal, imprégné de tristesse.
Rossignols, célébrez en chantant la noblesse
De l’aurore pétrie de champêtres trésors,
Pour que le firmament, charmé par vos accords,
Éloigne prestement les nuées qui m’oppressent.
Remplace, exquis zéphyr, le vent glacé du nord,
Dont le souffle puissant me lacère le corps,
Afin de m’apaiser au creux de ta tendresse.
Printemps, apporte-moi le soyeux réconfort
De ta gaieté fleurie de la douce promesse
D’oublier dans tes bras la froideur qui me blesse.
La neige maculée qui voile le décor,
Avant de déchirer sous tes lumières d’or
Le brouillard hivernal, imprégné de tristesse.
Rossignols, célébrez en chantant la noblesse
De l’aurore pétrie de champêtres trésors,
Pour que le firmament, charmé par vos accords,
Éloigne prestement les nuées qui m’oppressent.
Remplace, exquis zéphyr, le vent glacé du nord,
Dont le souffle puissant me lacère le corps,
Afin de m’apaiser au creux de ta tendresse.
Printemps, apporte-moi le soyeux réconfort
De ta gaieté fleurie de la douce promesse
D’oublier dans tes bras la froideur qui me blesse.
Envolée sauvage
Pendant que tu parcours de soyeux paysages
Qu’illumine un soleil habillé de bonheur,
Je regarde pâlir les dernières lueurs
D’une lune voilée de charbonneux nuages.
Pendant que tu souris aux oiseaux de passage,
Qui dansent sous tes yeux un ballet enchanteur,
Je combats tristement les fantômes moqueurs,
Acharnés à chasser de mon cœur ton image.
Pendant que tu renais sur des chemins en fleurs,
J’affronte l’insomnie sur mon lit de douleur,
Jusqu’à l’aube chargée de sibyllins présages.
Portée par mon désir, je quitte la froideur
De la ville où le fiel de l’ennui se propage,
Pour courir partager ton envolée sauvage.
Qu’illumine un soleil habillé de bonheur,
Je regarde pâlir les dernières lueurs
D’une lune voilée de charbonneux nuages.
Pendant que tu souris aux oiseaux de passage,
Qui dansent sous tes yeux un ballet enchanteur,
Je combats tristement les fantômes moqueurs,
Acharnés à chasser de mon cœur ton image.
Pendant que tu renais sur des chemins en fleurs,
J’affronte l’insomnie sur mon lit de douleur,
Jusqu’à l’aube chargée de sibyllins présages.
Portée par mon désir, je quitte la froideur
De la ville où le fiel de l’ennui se propage,
Pour courir partager ton envolée sauvage.
Cendres du silence
Le téléphone insolent
Vrille la solitude
Répit éphémère
La voix ensoleillée brode
Une connivence mensongère
Sur le drap de l’insomnie
Gommer les contradictions
Cueillir l’espoir furtif
Qui lamine l’ennui
Étouffer les doutes
S’ancrer dans la joie
Du rendez-vous promis
À l’aube grise
Pleurer dans les cendres
Du silence froid
Vrille la solitude
Répit éphémère
La voix ensoleillée brode
Une connivence mensongère
Sur le drap de l’insomnie
Gommer les contradictions
Cueillir l’espoir furtif
Qui lamine l’ennui
Étouffer les doutes
S’ancrer dans la joie
Du rendez-vous promis
À l’aube grise
Pleurer dans les cendres
Du silence froid
20.3.05
Partie d’échecs
Tandis que ses sujets défendent sa couleur
Sur l’immense échiquier où des pièges se trament,
La reine, que l’enjeu de la bataille enflamme,
S’élance à pas géants vers un fou querelleur.
L’impudent terrassé en deux coups ravageurs,
La guerrière déjoue le stratagème infâme
D’un cavalier sournois qui, sous ses yeux, entame
Un galop effréné aux virages trompeurs.
Les pions noirs, pressentant l’imminence d’un drame,
Se ruent en rangs serrés vers le roi que sa dame
Exhorte à repousser l’assaut de l’oppresseur.
Quand l’albe souverain superbement proclame
Le mat de son rival pétrifié de frayeur,
Les survivants s’enfuient vers l’étui protecteur.
Sur l’immense échiquier où des pièges se trament,
La reine, que l’enjeu de la bataille enflamme,
S’élance à pas géants vers un fou querelleur.
L’impudent terrassé en deux coups ravageurs,
La guerrière déjoue le stratagème infâme
D’un cavalier sournois qui, sous ses yeux, entame
Un galop effréné aux virages trompeurs.
Les pions noirs, pressentant l’imminence d’un drame,
Se ruent en rangs serrés vers le roi que sa dame
Exhorte à repousser l’assaut de l’oppresseur.
Quand l’albe souverain superbement proclame
Le mat de son rival pétrifié de frayeur,
Les survivants s’enfuient vers l’étui protecteur.
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