24.12.08

Obsession funèbre

Que m’importe aujourd’hui la chaleur estivale
D’un soleil insolent qui darde sur les fleurs
Un enivrant bouquet de rayons enchanteurs
Afin que, de leur cœur, un doux parfum s’exhale !

Que m’importe à présent la chanson des cigales,
Réunies pour louer l’éternelle splendeur
De la terre parée de soyeuses couleurs
Tendrement éclairées par l’aurore d’opale !

Au lieu de savourer ces champêtres trésors,
Je succombe à l’appel de l’ange de la mort,
Dont la main implacable emprisonne mon âme.

Rebelle à la gaieté de l’univers radieux,
J’offre mon avenir au démon dont les flammes
Dévorent la beauté étendue sous mes yeux.