Dans la chaleur de la nuit, l’échec s’effrite,
La souffrance s’efface, la peur s’éteint.
L’absence se dissout aux confins du soir.
L’illusion, le bruit engloutis dans la noirceur, reste la clairvoyance.
Gommés les visages froids,
Derrière le silence,
Germe la paix.
Dans la chaleur de la nuit, le sourire fleurit le miroir.
Le corps s’épanouit sur velours calme.
La vie palpite dans l’ombre muette.
Au creux de la solitude,
La nuit grignote les barreaux de l’ennui.
Demain s’écrit en lettres d’espoir.
Les mots dessinent un avenir possible.
31.12.09
Mots compagnons
Mots, mon obsession, je vous avais chassés, je voulais vous oublier pour trouver la légèreté loin de votre gravité.
Mots, amis trahis, la main du hasard vous a délivrés et vous voici revenus, dans mon cœur, dans mon sang, dans mon souffle.
Mots dits, maudits mots, mots écrits, moqueries, vous êtes mon jeu vital.
Mots d’ici, mots dits si mots faux, mots d’ailleurs, mots fossoyeurs.
Mot plus fort que la vie, mot vainc cœur !
Mots, l’essence de ma vie, mots essentiels, mots et sens ciel !
Mots dits vains, mots divins,
Mots dits hier, maudits hères,
Momie naît rat lisant, mot minéral, mot mis n’est râle,
Mots d’est modestes, mots d’elle modèles,
À mi-mots, amis mots, merci pour votre compagnie !
Mots, amis trahis, la main du hasard vous a délivrés et vous voici revenus, dans mon cœur, dans mon sang, dans mon souffle.
Mots dits, maudits mots, mots écrits, moqueries, vous êtes mon jeu vital.
Mots d’ici, mots dits si mots faux, mots d’ailleurs, mots fossoyeurs.
Mot plus fort que la vie, mot vainc cœur !
Mots, l’essence de ma vie, mots essentiels, mots et sens ciel !
Mots dits vains, mots divins,
Mots dits hier, maudits hères,
Momie naît rat lisant, mot minéral, mot mis n’est râle,
Mots d’est modestes, mots d’elle modèles,
À mi-mots, amis mots, merci pour votre compagnie !
La rébellion des mots
Arrière, clichés, « tourner la page », « guerre intestine », « cœur sur la main », « clé des champs », stop !
Mots, réveillez-vous, sortez des expressions toutes faites où les écrivaillons vous enferment !
Rebellez-vous, les mots, quittez les dictionnaires où vous êtes figés dans des tournures fades, « fusillade nourrie »« astre des nuits », « yeux de biche » ! Assez !
Mordez les langues qui vous salissent, griffez les doigts qui vous écrasent, quittez les pages qui vous diluent en une bouillie monotone.
Debout les mots, quittez les métaphores éculées et les formules ressassées !
Fuyez les tournures rebattues où les journaux vous figent, avec des phrases insipides, instrument d’une pensée uniforme et simpliste.
Dansez, les mots ! Associez-vous dans de nouvelles expressions, incongrues et poétiques, « brosse à chanter », « verre à battre », « voiture à tendresse ». Soyez déraisonnables et surprenants !
Formez une pensée nouvelle, étonnez-nous, « cheval d’oreiller », « pince à lait », « valise de vent », « plume de sable », « crayon d’étoile », « char à bonheur ». Faites-nous rire, faites-nous rêver, faites-nous grandir !
Mots baladins, éduquez-nous, vous êtes l’avenir de l’homme !
Mots, réveillez-vous, sortez des expressions toutes faites où les écrivaillons vous enferment !
Rebellez-vous, les mots, quittez les dictionnaires où vous êtes figés dans des tournures fades, « fusillade nourrie »« astre des nuits », « yeux de biche » ! Assez !
Mordez les langues qui vous salissent, griffez les doigts qui vous écrasent, quittez les pages qui vous diluent en une bouillie monotone.
Debout les mots, quittez les métaphores éculées et les formules ressassées !
Fuyez les tournures rebattues où les journaux vous figent, avec des phrases insipides, instrument d’une pensée uniforme et simpliste.
Dansez, les mots ! Associez-vous dans de nouvelles expressions, incongrues et poétiques, « brosse à chanter », « verre à battre », « voiture à tendresse ». Soyez déraisonnables et surprenants !
Formez une pensée nouvelle, étonnez-nous, « cheval d’oreiller », « pince à lait », « valise de vent », « plume de sable », « crayon d’étoile », « char à bonheur ». Faites-nous rire, faites-nous rêver, faites-nous grandir !
Mots baladins, éduquez-nous, vous êtes l’avenir de l’homme !
Jeu de mort
La mort danse, séduisante, en habit de bal, parée de mots élégants, musicaux. Des CD aux vinyles, la mort flirte sur la partition, aérienne. La mort joue, elle se fait séductrice, avec ses mots savoureux. Décédé, quel mot élégant, volontaire, métallique, fuselé ! Vinyle, vie-nil, vie-rien… puissance du vide universel, vertige du trépas, porte d’accès au néant terminal, pur et définitif.
Amitié post mortem
Quelle époque déraisonnable ! À Lyon, une association se charge d’accompagner les morts délaissés jusqu’à leur dernière demeure, le carré des indigents. Quatre ou cinq bénévoles munis de bonnes intentions et d’un chrysanthème rabougri conduisent au cimetière un quidam arrivé au terme d’une vie probablement triste et solitaire. Reconnaissons le mérite de leur imagination pour la rédaction de l’éloge funèbre, brève et pathétique, d’un parfait inconnu. Le pauvre bougre n’avait pas bénéficié de tels élans humains depuis longtemps. Dommage qu’il ne puisse assister à son enterrement ! Pour une fois qu’on lui prête de l’attention ! Quelle drôle de société, où il faut attendre la mort pour recevoir des témoignages d’amitié.
De son vivant, le pauvre solitaire se heurte à des murs d’indifférence et les maigres moyens d’associations de type S.O.S., avec leur assistance téléphonique dérisoire sont une bien piètre consolation.
Si seulement ces bénévoles rendaient visite aux esseulés plutôt que d’offrir leur compagnie à des morts… qui s’en fichent, désormais, c’est trop tard pour eux !
De son vivant, le pauvre solitaire se heurte à des murs d’indifférence et les maigres moyens d’associations de type S.O.S., avec leur assistance téléphonique dérisoire sont une bien piètre consolation.
Si seulement ces bénévoles rendaient visite aux esseulés plutôt que d’offrir leur compagnie à des morts… qui s’en fichent, désormais, c’est trop tard pour eux !
Toussaint
Le sang versé surpasse toutes les analyses. La violence dispense du divan. Je célèbre la Toussaint à ma façon.
Mue par la colère qui me vrille les entrailles, je conçois mon prochain crime, avec délectation.
Bien que j’honore l’humanité sur un plan conceptuel, je hais les gens, leur médiocrité intellectuelle, leur mollesse, leurs vies banales, leurs odeurs écœurantes. La fréquentation de mes congénères m’est pénible, la promiscuité me torture. Je lave cette douleur dans le sang d’individus choisis pour leurs turpitudes, leurs petits agissements médiocres ou même … désignés par la main du hasard.
Grandir, selon le sens commun, c’est étouffer la rébellion, se conformer. Jamais de ma vie ! Plutôt écraser ces cloportes, ces êtres répugnants qui me pourrissent la vie par leurs réflexions stupides, leurs regards malveillants, leurs conseils paternalistes.
Ce soir, la colère monte… Demain, je n’irai pas fleurir les tombes, j’irai éteindre une vie méprisable, dissoudre ma haine dans le sang poisseux d’un quidam dont la chair nourrira bientôt les vers.
Vivement demain ! Je vous hais TOUS-UN m’apaisera … jusqu’à mon prochain meurtre.
Profitez bien de cette nuit, c’est peut-être la dernière !
Mue par la colère qui me vrille les entrailles, je conçois mon prochain crime, avec délectation.
Bien que j’honore l’humanité sur un plan conceptuel, je hais les gens, leur médiocrité intellectuelle, leur mollesse, leurs vies banales, leurs odeurs écœurantes. La fréquentation de mes congénères m’est pénible, la promiscuité me torture. Je lave cette douleur dans le sang d’individus choisis pour leurs turpitudes, leurs petits agissements médiocres ou même … désignés par la main du hasard.
Grandir, selon le sens commun, c’est étouffer la rébellion, se conformer. Jamais de ma vie ! Plutôt écraser ces cloportes, ces êtres répugnants qui me pourrissent la vie par leurs réflexions stupides, leurs regards malveillants, leurs conseils paternalistes.
Ce soir, la colère monte… Demain, je n’irai pas fleurir les tombes, j’irai éteindre une vie méprisable, dissoudre ma haine dans le sang poisseux d’un quidam dont la chair nourrira bientôt les vers.
Vivement demain ! Je vous hais TOUS-UN m’apaisera … jusqu’à mon prochain meurtre.
Profitez bien de cette nuit, c’est peut-être la dernière !
20.12.09
Repas avorté
Un œil sur le menu, l’autre sur sa gonzesse
Occupée à mater un snob aux traits princiers,
Le loustic au restau s’envoie dans le gosier
Un bourbon qui l’emmène aux portes de l’ivresse.
En attendant son plat, il reluque les fesses
D’une bombe au comptoir, si bien que sa moitié
Lui balance une baffe, un juron ordurier,
Se lève, prend son sac, se tire vers la caisse.
En zieutant l’addition que lui tend le taulier,
Elle fait du barouf, refuse de payer,
Menace d’appeler la flicaille ou la presse.
L’amazone en furie bouscule le greffier,
Crache sur le barman, puis se casse en vitesse,
Pendant que son mari finit sa bouillabaisse.
Occupée à mater un snob aux traits princiers,
Le loustic au restau s’envoie dans le gosier
Un bourbon qui l’emmène aux portes de l’ivresse.
En attendant son plat, il reluque les fesses
D’une bombe au comptoir, si bien que sa moitié
Lui balance une baffe, un juron ordurier,
Se lève, prend son sac, se tire vers la caisse.
En zieutant l’addition que lui tend le taulier,
Elle fait du barouf, refuse de payer,
Menace d’appeler la flicaille ou la presse.
L’amazone en furie bouscule le greffier,
Crache sur le barman, puis se casse en vitesse,
Pendant que son mari finit sa bouillabaisse.
14.12.09
Monde renaissant
Tremblez, hommes maudits, car nous, démons puissants,
Le cœur aiguillonné d’une juste colère,
Descendrons cette nuit pour venger cette Terre
Des méfaits engendrés par votre goût du sang.
Accompagnés d’un air aux funèbres accents,
Nous viendrons déchirer, de nos cinglantes serres,
Vos corps de scélérats, vos putrides viscères,
Vos cerveaux où s’invente un futur indécent.
Nous briserons bientôt vos carcasses vulgaires,
Afin que, libéré de vos fiels délétères,
Le monde se transforme en jardin ravissant.
La planète, à jamais délivrée de vos guerres,
Offrira ses trésors aux mains de remplaçants
Qui sauront la fleurir de bonheurs incessants.
Le cœur aiguillonné d’une juste colère,
Descendrons cette nuit pour venger cette Terre
Des méfaits engendrés par votre goût du sang.
Accompagnés d’un air aux funèbres accents,
Nous viendrons déchirer, de nos cinglantes serres,
Vos corps de scélérats, vos putrides viscères,
Vos cerveaux où s’invente un futur indécent.
Nous briserons bientôt vos carcasses vulgaires,
Afin que, libéré de vos fiels délétères,
Le monde se transforme en jardin ravissant.
La planète, à jamais délivrée de vos guerres,
Offrira ses trésors aux mains de remplaçants
Qui sauront la fleurir de bonheurs incessants.
31.12.08
Bouquet de tendresse
Je compose un bouquet aux couleurs de tes yeux,
Ces étangs de tendresse au regard d’émeraude,
Dont la calme douceur m’emporte aux antipodes
Du grisâtre horizon de mon esprit pluvieux.
J’adresse une prière à l’attention des cieux
Pour qu’ils dardent sur toi les lueurs les plus chaudes
Du soleil revenu d’un effrayant exode
Au funeste pays des cauchemars odieux.
J’entonne une chanson dont les notes soyeuses
Déroulent un ruban de gaieté chaleureuse
Au centre de ton cœur, maître de mon bonheur.
Je dessine un jardin dont les fleurs chatoyantes
Exhalent des torrents d’enivrantes senteurs
Pour sceller fermement notre radieuse entente.
Ces étangs de tendresse au regard d’émeraude,
Dont la calme douceur m’emporte aux antipodes
Du grisâtre horizon de mon esprit pluvieux.
J’adresse une prière à l’attention des cieux
Pour qu’ils dardent sur toi les lueurs les plus chaudes
Du soleil revenu d’un effrayant exode
Au funeste pays des cauchemars odieux.
J’entonne une chanson dont les notes soyeuses
Déroulent un ruban de gaieté chaleureuse
Au centre de ton cœur, maître de mon bonheur.
Je dessine un jardin dont les fleurs chatoyantes
Exhalent des torrents d’enivrantes senteurs
Pour sceller fermement notre radieuse entente.
Puits de joie
Le soleil printanier darde son feu lustral
Sur la place où l’ennui envahit les terrasses,
Sous l’œil indifférent d’un flot d’oiseaux fugaces
Qui s’envolent en chœur vers le ciel matinal.
Dans les rues imprégnées d’un calme minéral,
Où les rideaux tirés suggèrent des menaces,
Un rire torrentiel, subitement, fracasse
Le ténébreux silence au parfum hivernal.
Une fanfare entonne une chanson splendide
Qui répand prestement un espoir intrépide
Dans les cœurs endormis des sombres citadins.
Grisés par leurs désirs, deux amoureux fébriles,
Tendrement enlacés sur un banc d’un jardin,
Creusent un puits de joie au centre de la ville.
Sur la place où l’ennui envahit les terrasses,
Sous l’œil indifférent d’un flot d’oiseaux fugaces
Qui s’envolent en chœur vers le ciel matinal.
Dans les rues imprégnées d’un calme minéral,
Où les rideaux tirés suggèrent des menaces,
Un rire torrentiel, subitement, fracasse
Le ténébreux silence au parfum hivernal.
Une fanfare entonne une chanson splendide
Qui répand prestement un espoir intrépide
Dans les cœurs endormis des sombres citadins.
Grisés par leurs désirs, deux amoureux fébriles,
Tendrement enlacés sur un banc d’un jardin,
Creusent un puits de joie au centre de la ville.
Poker truqué
Sombrement affalée dans ta vie mensongère,
Sourde aux supplications de mon âme en tourment,
Tu joues à la roulette avec mes sentiments
Dans l’obscur casino de tes peurs solitaires.
Sur le rivage ombreux de ton poison polaire,
Tu défies l’avenir en sculptant les diamants
De tes rêves trompeurs qui forment le ciment
Du caveau insondable où mon espoir s’enterre.
Tu calcules ta chance aux cartes du hasard
Dont l’ange impitoyable enfonce son poignard
Dans le désert brumeux de ton esprit morbide.
Tu mises ta raison dans un fumeux poker
Où un dealer truqueur te pique ton liquide
Contre un ticket aller pour le rail de l’enfer.
Sourde aux supplications de mon âme en tourment,
Tu joues à la roulette avec mes sentiments
Dans l’obscur casino de tes peurs solitaires.
Sur le rivage ombreux de ton poison polaire,
Tu défies l’avenir en sculptant les diamants
De tes rêves trompeurs qui forment le ciment
Du caveau insondable où mon espoir s’enterre.
Tu calcules ta chance aux cartes du hasard
Dont l’ange impitoyable enfonce son poignard
Dans le désert brumeux de ton esprit morbide.
Tu mises ta raison dans un fumeux poker
Où un dealer truqueur te pique ton liquide
Contre un ticket aller pour le rail de l’enfer.
Jeux salutaires
Au lieu de guerroyer avec des dominos
Dans de longues parties imprégnés de silence,
Allons chasser l’ennui en taquinant la chance
Au féroce black jack d’un riche casino.
Pendant que le gamin manie son Meccano,
Je t’emmène au pays des émotions intenses,
Où la main dévouée de la fée providence
Gommera les échecs de nos jeux infernaux.
Renonçons désormais à nos vaines batailles
Dont les cartes souillées exaltent la grisaille
De notre âme où l’espoir se réduit à zéro.
Quittons notre foyer étouffé de poussière
Pour succomber ensemble au charme du tarot,
Prometteur de soirées aux plaisirs incendiaires.
Dans de longues parties imprégnés de silence,
Allons chasser l’ennui en taquinant la chance
Au féroce black jack d’un riche casino.
Pendant que le gamin manie son Meccano,
Je t’emmène au pays des émotions intenses,
Où la main dévouée de la fée providence
Gommera les échecs de nos jeux infernaux.
Renonçons désormais à nos vaines batailles
Dont les cartes souillées exaltent la grisaille
De notre âme où l’espoir se réduit à zéro.
Quittons notre foyer étouffé de poussière
Pour succomber ensemble au charme du tarot,
Prometteur de soirées aux plaisirs incendiaires.
24.12.08
Vénus des boulevards
Vénus des boulevards, déesse citadine,
Tu bosses sans répit pour affiner ton corps
Dans une salle crade où des accros du sport
Stimulent tes efforts de leurs blagues coquines.
Princesse frelatée, poupée de magazine,
Tu poses sur tes cils des particules d’or
Afin d’impressionner un capricieux cador
Qui se poudre le nez de coûteuses farines.
Nullarde patentée dans un bahut pourri,
Tu réponds à tes profs par des mots de mépris,
Qui les foutent fissa dans une rogne folle.
Tu arpentes la vie sur le fil du rasoir
En offrant crânement tes superbes guibolles
Aux regards des zonards qui hantent les trottoirs.
Tu bosses sans répit pour affiner ton corps
Dans une salle crade où des accros du sport
Stimulent tes efforts de leurs blagues coquines.
Princesse frelatée, poupée de magazine,
Tu poses sur tes cils des particules d’or
Afin d’impressionner un capricieux cador
Qui se poudre le nez de coûteuses farines.
Nullarde patentée dans un bahut pourri,
Tu réponds à tes profs par des mots de mépris,
Qui les foutent fissa dans une rogne folle.
Tu arpentes la vie sur le fil du rasoir
En offrant crânement tes superbes guibolles
Aux regards des zonards qui hantent les trottoirs.
Soudaine gaieté
Ce matin, le soleil darde sur mes douleurs
Un surprenant bouquet de joyeuses lumières,
Accordées aux accents des chansons printanières
D’un bataillon d’oiseaux gazouillant leur bonheur.
L’ange du désespoir, qui verse sur mon cœur
Un déluge glacé de peines familières,
Disparaît brusquement dès que la cafetière
M’appelle en exhalant d’envoûtantes odeurs.
Mon sage ordinateur affiche à mon passage
Un torrent endiablé de mystérieux messages,
Assemblés en faisceau de soudaine gaieté.
Ma plume se répand en poèmes limpides
Dont les fiévreux quatrains, pétris de volupté,
Exaltent mon espoir d’un avenir splendide.
Un surprenant bouquet de joyeuses lumières,
Accordées aux accents des chansons printanières
D’un bataillon d’oiseaux gazouillant leur bonheur.
L’ange du désespoir, qui verse sur mon cœur
Un déluge glacé de peines familières,
Disparaît brusquement dès que la cafetière
M’appelle en exhalant d’envoûtantes odeurs.
Mon sage ordinateur affiche à mon passage
Un torrent endiablé de mystérieux messages,
Assemblés en faisceau de soudaine gaieté.
Ma plume se répand en poèmes limpides
Dont les fiévreux quatrains, pétris de volupté,
Exaltent mon espoir d’un avenir splendide.
Obsession funèbre
Que m’importe aujourd’hui la chaleur estivale
D’un soleil insolent qui darde sur les fleurs
Un enivrant bouquet de rayons enchanteurs
Afin que, de leur cœur, un doux parfum s’exhale !
Que m’importe à présent la chanson des cigales,
Réunies pour louer l’éternelle splendeur
De la terre parée de soyeuses couleurs
Tendrement éclairées par l’aurore d’opale !
Au lieu de savourer ces champêtres trésors,
Je succombe à l’appel de l’ange de la mort,
Dont la main implacable emprisonne mon âme.
Rebelle à la gaieté de l’univers radieux,
J’offre mon avenir au démon dont les flammes
Dévorent la beauté étendue sous mes yeux.
D’un soleil insolent qui darde sur les fleurs
Un enivrant bouquet de rayons enchanteurs
Afin que, de leur cœur, un doux parfum s’exhale !
Que m’importe à présent la chanson des cigales,
Réunies pour louer l’éternelle splendeur
De la terre parée de soyeuses couleurs
Tendrement éclairées par l’aurore d’opale !
Au lieu de savourer ces champêtres trésors,
Je succombe à l’appel de l’ange de la mort,
Dont la main implacable emprisonne mon âme.
Rebelle à la gaieté de l’univers radieux,
J’offre mon avenir au démon dont les flammes
Dévorent la beauté étendue sous mes yeux.
Prince des banlieues
Le prince des banlieues, une graine d’arsouille,
Arpente la cité avec d’autres zonards,
Pour tuer avec eux le temps et les clébards
Qui traînent à portée des loustics en vadrouille.
Le gang des bas quartiers dépouille les andouilles
Qui zonent dans le coin en matant les nibards
Des pouffiasses plantées au bord des boulevards,
Sous la bénédiction des macs qui les dérouillent.
Pour jouer les cadors sous les yeux de leur chef,
Les voyous venimeux cognent les SDF
Qui cuvent leur pinard dans un jardin tranquille.
Leur panard absolu consiste à emmerder
De superbes poupées devant l’hôtel de ville
Avant de s’arracher quand se pointe un condé.
Arpente la cité avec d’autres zonards,
Pour tuer avec eux le temps et les clébards
Qui traînent à portée des loustics en vadrouille.
Le gang des bas quartiers dépouille les andouilles
Qui zonent dans le coin en matant les nibards
Des pouffiasses plantées au bord des boulevards,
Sous la bénédiction des macs qui les dérouillent.
Pour jouer les cadors sous les yeux de leur chef,
Les voyous venimeux cognent les SDF
Qui cuvent leur pinard dans un jardin tranquille.
Leur panard absolu consiste à emmerder
De superbes poupées devant l’hôtel de ville
Avant de s’arracher quand se pointe un condé.
17.12.08
Téléphone versatile
Sinistrement vêtu de son costume noir,
L’implacable tyran de ma vie monotone
Assombrit mes journées de son mépris aphone,
Océan taciturne où se noie mon espoir.
Insensible au chagrin qui m’oppresse le soir
Quand la griffe acérée de l’effroi me harponne
Dans ma chambre glacée où je n’attends personne,
Le venimeux objet trône dans le couloir.
Muni de son adjoint, le répondeur docile,
Résolument muré dans un silence hostile,
Mon muet téléphone exalte mon ennui.
Lorsque son cri vibrant brusquement me réveille
Pour qu’une voix exquise illumine ma nuit,
Séduite, je le plaque au bord de mon oreille.
L’implacable tyran de ma vie monotone
Assombrit mes journées de son mépris aphone,
Océan taciturne où se noie mon espoir.
Insensible au chagrin qui m’oppresse le soir
Quand la griffe acérée de l’effroi me harponne
Dans ma chambre glacée où je n’attends personne,
Le venimeux objet trône dans le couloir.
Muni de son adjoint, le répondeur docile,
Résolument muré dans un silence hostile,
Mon muet téléphone exalte mon ennui.
Lorsque son cri vibrant brusquement me réveille
Pour qu’une voix exquise illumine ma nuit,
Séduite, je le plaque au bord de mon oreille.
Mots baladins
Mots baladins, venez enflammer mon ouvrage.
Composez un sonnet de fiers alexandrins.
Formez des rangs serrés, assemblés en quatrains
Dont l’ardente gaieté chassera les nuages.
Étouffez mon ennui dans la beauté sauvage
De vos sons réunis en chatoyant refrain
Afin d’anéantir le ténébreux chagrin,
Tapi dans la blancheur de ma timide page.
Sous vos lettres pétries d’exquises voluptés,
Enterrez prestement l’amère cruauté
De l’âpre quotidien dépourvu de tendresse.
Enchantez mon esprit de vos vers délicieux
Pour noyer le faisceau de douleurs qui m’oppressent
Dans l’espoir torrentiel d’un avenir radieux.
Composez un sonnet de fiers alexandrins.
Formez des rangs serrés, assemblés en quatrains
Dont l’ardente gaieté chassera les nuages.
Étouffez mon ennui dans la beauté sauvage
De vos sons réunis en chatoyant refrain
Afin d’anéantir le ténébreux chagrin,
Tapi dans la blancheur de ma timide page.
Sous vos lettres pétries d’exquises voluptés,
Enterrez prestement l’amère cruauté
De l’âpre quotidien dépourvu de tendresse.
Enchantez mon esprit de vos vers délicieux
Pour noyer le faisceau de douleurs qui m’oppressent
Dans l’espoir torrentiel d’un avenir radieux.
Fleur d’évasion
Fée électricité
Aile brûlée
Soif attisée
Désir inversé
Lumière incendiaire
Image d’hier
Hiver amer
Le printemps bourgeonne
Fleur de frisson
À tâtons
La vie palpite
Le vent d’avant
Se précipite
Aux portes du désir
Éclat de joie
Rire salace
Place à l’été
Lait de pureté
À l’heure du thé
Hâter la fin
Du doute aride
Sécher la peur
De la mort livide
Parfum de déraison
Désir liquide
Fleur d’évasion
Aile brûlée
Soif attisée
Désir inversé
Lumière incendiaire
Image d’hier
Hiver amer
Le printemps bourgeonne
Fleur de frisson
À tâtons
La vie palpite
Le vent d’avant
Se précipite
Aux portes du désir
Éclat de joie
Rire salace
Place à l’été
Lait de pureté
À l’heure du thé
Hâter la fin
Du doute aride
Sécher la peur
De la mort livide
Parfum de déraison
Désir liquide
Fleur d’évasion
Sève nouvelle
Fleur de soupçon
Pluie de glaçons
Cœur à l’étroit
Griffe d’effroi
La joie s’effrite
Triche du sort
En avant toute !
Le vent devant
Les larmes coulent
Goutte à goutte
Amour en friche
La vie s’écroule
Envies envolées
Vide évident
Ève s’éveille
Sève nouvelle
L’hiver s’achève
Frêle bourgeon
Sourire et frisson
Des corps à l’unisson
Pluie de glaçons
Cœur à l’étroit
Griffe d’effroi
La joie s’effrite
Triche du sort
En avant toute !
Le vent devant
Les larmes coulent
Goutte à goutte
Amour en friche
La vie s’écroule
Envies envolées
Vide évident
Ève s’éveille
Sève nouvelle
L’hiver s’achève
Frêle bourgeon
Sourire et frisson
Des corps à l’unisson
Inscription à :
Articles (Atom)