18.7.05

Flânerie urbaine

D’esplanade animée en boulevard tranquille,
Le marcheur solitaire explore la cité
Où le soleil couchant insuffle sa gaieté
Au ballet incessant des donzelles graciles.

Voyageur sans bagage, il visite la ville
Au hasard des quartiers dont les murs graffités
De slogans en l’honneur d’une âpre liberté
Ravivent en son cœur une émotion fébrile.

Cependant que la nuit s’empresse d’emporter
Les hommes vers leur nid de tendres voluptés,
Il arpente les rues sous la lune immobile.

Dans le jardin fleuri d’un tandem de vigiles,
Il poursuit son errance, avant de s’arrêter
Sur un banc où l’accueille un clochard édenté.