Étrange créature, issue de ma mémoire,
Princesse du néant, tu danses sur le fil
Des ténèbres glacées un boléro subtil
Dont l’insondable joie chasse mes idées noires.
Fille de l’espérance, ange prémonitoire,
Tu quittes mon esprit au mépris du péril
Pour offrir à la nuit ton sibyllin profil
De muette sylphide au visage d’ivoire.
Dans tes yeux cristallins scintillent les lueurs
De diamants insolents, imprégnés du bonheur
Que ton corps élancé trame dans la pénombre.
Sur tes cheveux de jais, les rayons argentés
D’une lune attentive à velouter les ombres
Dessinent un faisceau d’ardentes voluptés.
31.12.07
Sommeil bienveillant
Dès que la nuit étend son voile de silence
Sur la ville imprégnée d’un ennui colossal,
Où l’ombre glacée danse un ballet hivernal,
L’ange du désespoir exalte mes souffrances.
Le brûlant souvenir de nos vaines violences
Répand dans mon esprit son poison infernal
Qui dilue mes désirs dans l’océan létal
D’un avenir obscur aux menaces immenses.
Le chardon de l’effroi s’enroule sur mon cœur
Pendant que le soupçon creuse un puits de douleurs
Dans mon âme envahie d’une horrible tristesse.
Aux heures du matin, un aimable soleil
Efface mon chagrin sous ses tièdes caresses
Qui m’emmènent rêver au tréfonds du sommeil.
Sur la ville imprégnée d’un ennui colossal,
Où l’ombre glacée danse un ballet hivernal,
L’ange du désespoir exalte mes souffrances.
Le brûlant souvenir de nos vaines violences
Répand dans mon esprit son poison infernal
Qui dilue mes désirs dans l’océan létal
D’un avenir obscur aux menaces immenses.
Le chardon de l’effroi s’enroule sur mon cœur
Pendant que le soupçon creuse un puits de douleurs
Dans mon âme envahie d’une horrible tristesse.
Aux heures du matin, un aimable soleil
Efface mon chagrin sous ses tièdes caresses
Qui m’emmènent rêver au tréfonds du sommeil.
Jardin d’hiver
Dans la nuit ténébreuse, aux portes de l’enfer,
Les vieux désabusés promènent leur carcasse
Sous le dais protecteur des arbres qui enlacent
Leurs feuillages d’argent au bruissement amer.
Loin de la ville grise où le spectre pervers
De l’ambition déverse un torrent de menaces
Sur le cœur des humains que la faiblesse agace,
Le temps se ralentit dans le jardin d’hiver.
Les vieillards endurcis, sourds aux vaines souffrances,
Offrent leur avenir aux griffes du silence,
Sous l’œil indifférent des astres fugitifs.
Quand l’aile redoutée de la mort implacable
Emporte froidement un squelette chétif,
Ses pairs noient les débris de ses châteaux de sable.
Les vieux désabusés promènent leur carcasse
Sous le dais protecteur des arbres qui enlacent
Leurs feuillages d’argent au bruissement amer.
Loin de la ville grise où le spectre pervers
De l’ambition déverse un torrent de menaces
Sur le cœur des humains que la faiblesse agace,
Le temps se ralentit dans le jardin d’hiver.
Les vieillards endurcis, sourds aux vaines souffrances,
Offrent leur avenir aux griffes du silence,
Sous l’œil indifférent des astres fugitifs.
Quand l’aile redoutée de la mort implacable
Emporte froidement un squelette chétif,
Ses pairs noient les débris de ses châteaux de sable.
Quatre saisons
Tourbillon glacé
De désirs interdits
Tu éveilles ma neige ténébreuse
À hauteur de ta fantaisie
Diamant de l’hiver.
Gerbe de promesses
Pétale gorgé de soleil
Tu palpites et crépites
À l’aube de mes envies enfiévrées
Printemps jaillissant.
Vertige aveuglant
De volutes véloces
Tu valses sur la voûte voluptueuse
De mon ivresse inventive
Dans l’été avide.
Sur les notes monotones
Du saxophone ombreux
Les heures s’allongent
Le plaisir frissonne
Au ventre de l’automne étonné.
L’amour se construit
En feu d’artifice
Dans les replis
Du temps complice.
De désirs interdits
Tu éveilles ma neige ténébreuse
À hauteur de ta fantaisie
Diamant de l’hiver.
Gerbe de promesses
Pétale gorgé de soleil
Tu palpites et crépites
À l’aube de mes envies enfiévrées
Printemps jaillissant.
Vertige aveuglant
De volutes véloces
Tu valses sur la voûte voluptueuse
De mon ivresse inventive
Dans l’été avide.
Sur les notes monotones
Du saxophone ombreux
Les heures s’allongent
Le plaisir frissonne
Au ventre de l’automne étonné.
L’amour se construit
En feu d’artifice
Dans les replis
Du temps complice.
24.12.07
Sonnets voluptueux
Qu’importe le désert de mes nuits solitaires
Où je sculpte en solo les diamants généreux
De mes rêves secrets sous le regard ombreux
Du spectre de l’ennui en habit de misère !
Qu’importe le magma de visages sévères
De prétendus amis dont les soupçons affreux
Drapent mes souvenirs d’un voile douloureux
Pour tenter d’étouffer mon espoir tutélaire !
Dans le silence amer de la ville aux murs gris,
Les échos de ton rire enflamment mon esprit,
Si bien que j’entrevois notre avenir limpide.
Je t’envoie des bouquets d’ardents alexandrins
Pour que la volupté de mes sonnets te guide
Sur le chemin radieux de notre amour d’airain.
Où je sculpte en solo les diamants généreux
De mes rêves secrets sous le regard ombreux
Du spectre de l’ennui en habit de misère !
Qu’importe le magma de visages sévères
De prétendus amis dont les soupçons affreux
Drapent mes souvenirs d’un voile douloureux
Pour tenter d’étouffer mon espoir tutélaire !
Dans le silence amer de la ville aux murs gris,
Les échos de ton rire enflamment mon esprit,
Si bien que j’entrevois notre avenir limpide.
Je t’envoie des bouquets d’ardents alexandrins
Pour que la volupté de mes sonnets te guide
Sur le chemin radieux de notre amour d’airain.
Poèmes salvateurs
Pendant que, jour et nuit, dans ta prison liquide,
Ballottée sur les flots de mirages pervers,
Tu laves ton passé en taquinant l’enfer
Dont le maître déroule une corde perfide ;
Pendant que tu dilues les souvenirs putrides
De ton âme étouffée par un chagrin amer
Dans ton fumeux poison au parfum de l’hiver
Sous le regard sournois du temps qui se dévide ;
Je compose pour toi un bouquet insolent
D’images réunies en poèmes brûlants
Où scintillent les feux de ma chaude tendresse.
Je lance mes sonnets pétris d’espoir radieux
Vers ton jardin désert dont la froideur m’oppresse,
Afin que leurs diamants illuminent tes yeux.
Ballottée sur les flots de mirages pervers,
Tu laves ton passé en taquinant l’enfer
Dont le maître déroule une corde perfide ;
Pendant que tu dilues les souvenirs putrides
De ton âme étouffée par un chagrin amer
Dans ton fumeux poison au parfum de l’hiver
Sous le regard sournois du temps qui se dévide ;
Je compose pour toi un bouquet insolent
D’images réunies en poèmes brûlants
Où scintillent les feux de ma chaude tendresse.
Je lance mes sonnets pétris d’espoir radieux
Vers ton jardin désert dont la froideur m’oppresse,
Afin que leurs diamants illuminent tes yeux.
Zanzibar
Zanzibar. Bar à zanzi. C’est bon, le zanzi, un alcool délicieux, à base de réglisse. On l’a développé quand le Ricard, boisson anisée bien connue, a été prohibé à cause de la terrible maladie engendrée par une consommation excessive de celui-ci.
Le zanzi, c’est d’abord une plante, une plante majestueuse aux fleurs multicolores et très grandes, aux couleurs chatoyantes, de vraies ailes de papillon.
Ne me demandez pas de vous parler de la fabrication de l’alcool de zanzi, je n’y connais rien. Je sais seulement qu’il procure un merveilleux relâchement, d’où les conduites de débauche collective dans nos bars à zanzi.
J’aime beaucoup me délasser au Zanzibar après une dure journée de travail. Je joue au zanzimots avec des amis, c’est un jeu dérivé du Scrabble. A chaque partie, le perdant doit offrir une tournée de zanzi et exécuter les gages les plus variés. Ainsi, hier j’ai dû parcourir la moitié de la ville de nuit, le visage peint en rose, affublée d’une tenue jaune fluorescent de Zanzichrist. Je vous parlerai des Zanzichrists une autre fois.
Le zanzi, c’est d’abord une plante, une plante majestueuse aux fleurs multicolores et très grandes, aux couleurs chatoyantes, de vraies ailes de papillon.
Ne me demandez pas de vous parler de la fabrication de l’alcool de zanzi, je n’y connais rien. Je sais seulement qu’il procure un merveilleux relâchement, d’où les conduites de débauche collective dans nos bars à zanzi.
J’aime beaucoup me délasser au Zanzibar après une dure journée de travail. Je joue au zanzimots avec des amis, c’est un jeu dérivé du Scrabble. A chaque partie, le perdant doit offrir une tournée de zanzi et exécuter les gages les plus variés. Ainsi, hier j’ai dû parcourir la moitié de la ville de nuit, le visage peint en rose, affublée d’une tenue jaune fluorescent de Zanzichrist. Je vous parlerai des Zanzichrists une autre fois.
Raconte-moi le Pérou
Raconte-moi le Pérou, tes voyages enchantés, l’Amérique du Sud, la Cordillère des Andes, tes rêves merveilleux, ces peuples indomptés.
Raconte-moi la nature sauvage, les montagnes fièrement élancées vers le ciel, le village où tu as passé dix années, les enfants intrépides que tu as rencontrés.
Raconte-moi l’oiseau posé sur ton épaule, son chant à ton oreille, la caresse de ses plumes sur ta joue.
Raconte-moi les nuages de là-bas, promesse de douceur au cœur d’un été aride.
Raconte-moi les visages craintifs, brûlés par le soleil, les regards curieux, prêts à s’illuminer devant le moindre signe engageant de ta part.
Raconte moi la nature majestueuse, les animaux étranges, les plantes magnifiques, l’empreinte d’une fée, avec nos mots communs, avec tes dessins magiques, avec ton regard tendre, avec ta langue inventée.
Emmène-moi dans ton monde lointain, dans ton monde intérieur, j’y vois une lumière qui m’attire déjà.
Raconte-moi la nature sauvage, les montagnes fièrement élancées vers le ciel, le village où tu as passé dix années, les enfants intrépides que tu as rencontrés.
Raconte-moi l’oiseau posé sur ton épaule, son chant à ton oreille, la caresse de ses plumes sur ta joue.
Raconte-moi les nuages de là-bas, promesse de douceur au cœur d’un été aride.
Raconte-moi les visages craintifs, brûlés par le soleil, les regards curieux, prêts à s’illuminer devant le moindre signe engageant de ta part.
Raconte moi la nature majestueuse, les animaux étranges, les plantes magnifiques, l’empreinte d’une fée, avec nos mots communs, avec tes dessins magiques, avec ton regard tendre, avec ta langue inventée.
Emmène-moi dans ton monde lointain, dans ton monde intérieur, j’y vois une lumière qui m’attire déjà.
17.12.07
Pluie diluvienne
Dans le creux de la nuit, une pluie diluvienne
Déverse son chagrin sur les trottoirs déserts,
Si bien que les regrets de mon esprit amer
Se noient dans une mer de solitude ancienne.
Les sanglots qui secouent mon cœur de bohémienne
Meurent dans le lacis des rues où je me perds,
Pendant que les poignards du vent glacé d’hiver
Déchirent ma conscience en craintes sibériennes.
Le murmure de l’eau au fond des caniveaux
Exalte la douleur de mon brumeux cerveau,
Perclus d’un tombereau de souvenirs funèbres.
Le corps trempé de boue, je m’avance en tremblant
Dans la ville endormie sous d’humides ténèbres,
Effroyable berceau d’un avenir sanglant.
Déverse son chagrin sur les trottoirs déserts,
Si bien que les regrets de mon esprit amer
Se noient dans une mer de solitude ancienne.
Les sanglots qui secouent mon cœur de bohémienne
Meurent dans le lacis des rues où je me perds,
Pendant que les poignards du vent glacé d’hiver
Déchirent ma conscience en craintes sibériennes.
Le murmure de l’eau au fond des caniveaux
Exalte la douleur de mon brumeux cerveau,
Perclus d’un tombereau de souvenirs funèbres.
Le corps trempé de boue, je m’avance en tremblant
Dans la ville endormie sous d’humides ténèbres,
Effroyable berceau d’un avenir sanglant.
Du rade au violon
Dans un rade cradingue en plein nord de Paris,
Quatre loustics véreux taquinent des gonzesses
Venues bouffer un steak qui baigne dans la graisse,
Avant de retourner à leur turbin pourri.
Quand deux poupées, lassées de ces cons malappris
Qui se fendent la gueule en leur pinçant les fesses,
Menacent d’appeler les condés en vitesse,
Les vicieux venimeux torgnolent les souris.
Trois apprentis truands aux vêtements pouraves,
Attirés par les cris, se jettent sur les caves
Qu’ils terrassent fissa à grands coups de poignards.
Rencardés par le boss, cinq poulagas rappliquent,
La matraque à la main, pour mater les lascars
Qui, sortant du violon, connaissent la musique.
Quatre loustics véreux taquinent des gonzesses
Venues bouffer un steak qui baigne dans la graisse,
Avant de retourner à leur turbin pourri.
Quand deux poupées, lassées de ces cons malappris
Qui se fendent la gueule en leur pinçant les fesses,
Menacent d’appeler les condés en vitesse,
Les vicieux venimeux torgnolent les souris.
Trois apprentis truands aux vêtements pouraves,
Attirés par les cris, se jettent sur les caves
Qu’ils terrassent fissa à grands coups de poignards.
Rencardés par le boss, cinq poulagas rappliquent,
La matraque à la main, pour mater les lascars
Qui, sortant du violon, connaissent la musique.
Premiers feux de l’aurore
Dès les premiers feux de l’aurore,
Je viendrai fleurir ta maison.
J’accrocherai à l’horizon
Des étoiles multicolores.
Je t’offrirai une pléthore
De plantes des quatre saisons.
Dès les premiers feux de l’aurore,
Je viendrai fleurir ta maison.
Je t’apporterai une amphore
De vin au goût de déraison.
Je calcinerai ta prison
Sous un faisceau de joie sonore,
Dès les premiers feux de l’aurore.
Je viendrai fleurir ta maison.
J’accrocherai à l’horizon
Des étoiles multicolores.
Je t’offrirai une pléthore
De plantes des quatre saisons.
Dès les premiers feux de l’aurore,
Je viendrai fleurir ta maison.
Je t’apporterai une amphore
De vin au goût de déraison.
Je calcinerai ta prison
Sous un faisceau de joie sonore,
Dès les premiers feux de l’aurore.
Union latex
Union latex
Flambant vortex
Désir furtif
Nectar lascif.
Viens creuser dans ma chair
Un puits d’amour pervers.
Dirige nos frissons
Jusqu’au tendre unisson.
Noie l’écho de tes réticences
Dans le flot de nos joies immenses.
Allume les diamants brûlants
De notre plaisir insolent.
Flambant vortex
Désir furtif
Nectar lascif.
Viens creuser dans ma chair
Un puits d’amour pervers.
Dirige nos frissons
Jusqu’au tendre unisson.
Noie l’écho de tes réticences
Dans le flot de nos joies immenses.
Allume les diamants brûlants
De notre plaisir insolent.
30.9.07
Jardin de l’enfance
Je garde au fond du cœur mon jardin de l’enfance,
Où germe un chapelet de refrains enchanteurs
Qui ponctuent le ballet des crayons de couleur,
Habiles pourfendeurs des devoirs de vacances.
Dans mon âme palpite un village de France,
Où le gai rossignol célèbre la douceur
Du soleil bienveillant dont les tièdes lueurs
Mènent sur la fontaine une enivrante danse.
Le crissement aigu de la plume d’acier,
Que dirige ma main sur le laiteux cahier,
Résonne tendrement au creux de ma mémoire.
La craie sur le tableau trace un savant lacis
De présages radieux, inscrits sur le grimoire
De mes jeunes années, exemptes de soucis.
Où germe un chapelet de refrains enchanteurs
Qui ponctuent le ballet des crayons de couleur,
Habiles pourfendeurs des devoirs de vacances.
Dans mon âme palpite un village de France,
Où le gai rossignol célèbre la douceur
Du soleil bienveillant dont les tièdes lueurs
Mènent sur la fontaine une enivrante danse.
Le crissement aigu de la plume d’acier,
Que dirige ma main sur le laiteux cahier,
Résonne tendrement au creux de ma mémoire.
La craie sur le tableau trace un savant lacis
De présages radieux, inscrits sur le grimoire
De mes jeunes années, exemptes de soucis.
Bibliothèque
Dans leur habit de cuir, constellés de poussière,
Emmurés dans l’oubli, les romans d’autrefois
S’ennuient sinistrement sur les rayons étroits
De la bibliothèque inondée de lumière.
Près de l’ordinateur à l’apparence altière,
Sur lequel des gamins collent leur gai minois,
Des illustrés jaunis, entassés de guingois,
S’étiolent en blâmant la télé meurtrière.
Gavés de café noir, des étudiants studieux
Travaillent longuement en s’abîmant les yeux
Sur des pages remplies de lettres minuscules.
Loin du charivari des citadins pressés,
Les livres assoupis sous l’œil de la pendule
Recèlent en leur sein les trésors du passé.
Emmurés dans l’oubli, les romans d’autrefois
S’ennuient sinistrement sur les rayons étroits
De la bibliothèque inondée de lumière.
Près de l’ordinateur à l’apparence altière,
Sur lequel des gamins collent leur gai minois,
Des illustrés jaunis, entassés de guingois,
S’étiolent en blâmant la télé meurtrière.
Gavés de café noir, des étudiants studieux
Travaillent longuement en s’abîmant les yeux
Sur des pages remplies de lettres minuscules.
Loin du charivari des citadins pressés,
Les livres assoupis sous l’œil de la pendule
Recèlent en leur sein les trésors du passé.
Plaisirs ardents
Le cœur battant, j’aborde à ton rivage amer,
Insensible au fracas des vagues bouillonnantes
Qui jettent des coraux aux épines cuisantes
Sur mon bateau que frappe un chapelet d’éclairs.
Armée de la tendresse exhalée dans mes vers,
Je terrasse un sabbat de sorcières démentes,
Occupées à briser tes envies flamboyantes
Par leurs incantations au parfum de l’enfer.
Dès que je m’accroupis près de ton corps livide,
Étendu sur un lit de goémons putrides,
Un bouquet de désirs enflamme ton regard.
Le soleil insolent qui embrase la plage
Dessine le chemin de notre urgent départ
Vers nos plaisirs ardents, loin de l’île sauvage.
Insensible au fracas des vagues bouillonnantes
Qui jettent des coraux aux épines cuisantes
Sur mon bateau que frappe un chapelet d’éclairs.
Armée de la tendresse exhalée dans mes vers,
Je terrasse un sabbat de sorcières démentes,
Occupées à briser tes envies flamboyantes
Par leurs incantations au parfum de l’enfer.
Dès que je m’accroupis près de ton corps livide,
Étendu sur un lit de goémons putrides,
Un bouquet de désirs enflamme ton regard.
Le soleil insolent qui embrase la plage
Dessine le chemin de notre urgent départ
Vers nos plaisirs ardents, loin de l’île sauvage.
Plaisirs insolents
Vide de toi,
Tellement d’absence
S’écoule
Sur le sable de l’ennui.
Gouffre de feu,
Creuse mon désir
Dans le silence de la solitude.
Incertitude larvée
Au creux de mon ventre,
Je palpite, je me livre
À des caresses inventées.
Attente gourmande,
Mon rêve embrase
Mon sang électrique,
À l’aube de ma délivrance.
Tension torride,
L’envie palpable
Brûle ma chair impatiente.
Mon corps, offert
À ta bouche avide,
S’épanouit en gerbe
De plaisirs insolents.
Tellement d’absence
S’écoule
Sur le sable de l’ennui.
Gouffre de feu,
Creuse mon désir
Dans le silence de la solitude.
Incertitude larvée
Au creux de mon ventre,
Je palpite, je me livre
À des caresses inventées.
Attente gourmande,
Mon rêve embrase
Mon sang électrique,
À l’aube de ma délivrance.
Tension torride,
L’envie palpable
Brûle ma chair impatiente.
Mon corps, offert
À ta bouche avide,
S’épanouit en gerbe
De plaisirs insolents.
23.9.07
Honte amère
Je suis l’ange qui rit jusqu'à la déraison
Des futiles douleurs des ignobles mortels,
Acharnés à créer des jouets si cruels
Qu'ils parviendront bientôt à brûler l’horizon.
Je suis la solitude érigée en prison
Où l’humain égoïste, au cœur pétri de gel,
Moisit sous le regard du soleil éternel,
Implacable meneur du ballet des saisons.
Je suis le soir ultime, aux portes du néant,
Impassible témoin des massacres géants
Qui hâtent le trépas de la Terre putride.
Je suis la honte amère, imprégnée de tristesse,
Face au noir écheveau d’horreurs, qui se dévide
Jusqu’au caveau glacé que creusent vos faiblesses.
Des futiles douleurs des ignobles mortels,
Acharnés à créer des jouets si cruels
Qu'ils parviendront bientôt à brûler l’horizon.
Je suis la solitude érigée en prison
Où l’humain égoïste, au cœur pétri de gel,
Moisit sous le regard du soleil éternel,
Implacable meneur du ballet des saisons.
Je suis le soir ultime, aux portes du néant,
Impassible témoin des massacres géants
Qui hâtent le trépas de la Terre putride.
Je suis la honte amère, imprégnée de tristesse,
Face au noir écheveau d’horreurs, qui se dévide
Jusqu’au caveau glacé que creusent vos faiblesses.
Un sonnet
Vers tirés au cordeau, hémistiches conformes,
Serrés, bien alignés, ils font une chanson.
Syllabes enchaînées, alexandrins en forme,
De ce premier quatrain, j’écris les compagnons.
Les vers contemporains ont bousculé les normes
Mais, comme quatre murs forment une maison,
Le vers est l’armature et, pour qu’on ne s’endorme,
La rime à chaque bout nous guide tout le long.
Maintenant ce tercet me résiste et m’obsède.
Dieux du Parnasse, amis, venez donc à mon aide,
Soufflez-moi trente mots pour finir ma mission.
Enfin je touche au but mais que la pente est raide !
En comptant le suivant et les vers qui précèdent,
Je pousse un cri de joie : « Sonnet, admiration ! »
Serrés, bien alignés, ils font une chanson.
Syllabes enchaînées, alexandrins en forme,
De ce premier quatrain, j’écris les compagnons.
Les vers contemporains ont bousculé les normes
Mais, comme quatre murs forment une maison,
Le vers est l’armature et, pour qu’on ne s’endorme,
La rime à chaque bout nous guide tout le long.
Maintenant ce tercet me résiste et m’obsède.
Dieux du Parnasse, amis, venez donc à mon aide,
Soufflez-moi trente mots pour finir ma mission.
Enfin je touche au but mais que la pente est raide !
En comptant le suivant et les vers qui précèdent,
Je pousse un cri de joie : « Sonnet, admiration ! »
Cendres d’abandon
Derrière moi s’étend le tombeau de mes peurs.
À l’horizon s’étire un faisceau fossoyeur
De rêves enflammés, condamnés par avance.
Dans ma nuit solitaire, imprégnée de silence,
Je calcine en solo mon bouquet de jasmin,
Messager prometteur de soyeux lendemains.
Je déchire aujourd’hui mes serments de tendresse.
Je jette mes sonnets dont la fièvre t’oppresse
Dans l’infâme brasier dont les cruels brandons
Consument mon espoir en cendres d’abandon.
À l’horizon s’étire un faisceau fossoyeur
De rêves enflammés, condamnés par avance.
Dans ma nuit solitaire, imprégnée de silence,
Je calcine en solo mon bouquet de jasmin,
Messager prometteur de soyeux lendemains.
Je déchire aujourd’hui mes serments de tendresse.
Je jette mes sonnets dont la fièvre t’oppresse
Dans l’infâme brasier dont les cruels brandons
Consument mon espoir en cendres d’abandon.
Silence en habit noir
Rebelle aux projets d’avenir,
Je rêvais de prendre ta main
Pour t’emmener sur mon chemin
Orné de diamants de plaisir.
Sourde aux élans de ma tendresse,
Tu déverses sur mon sourire
Ton doute amer qui me déchire
En regrets lourds de tes faiblesses.
Insensible au faisceau d’espoir
Que je dépose sur ton seuil,
Tu m’enfermes dans le cercueil
De ton silence en habit noir.
Je rêvais de prendre ta main
Pour t’emmener sur mon chemin
Orné de diamants de plaisir.
Sourde aux élans de ma tendresse,
Tu déverses sur mon sourire
Ton doute amer qui me déchire
En regrets lourds de tes faiblesses.
Insensible au faisceau d’espoir
Que je dépose sur ton seuil,
Tu m’enfermes dans le cercueil
De ton silence en habit noir.
16.9.07
Portes de la mort
Mon amie envolée, seule, je déambule
À pas désenchantés, sur le fil du rasoir,
À l’orée d’un futur étroit comme un couloir,
Où se trame en secret mon odieux crépuscule.
Dans la ville agitée où des regards me brûlent,
Je marche en automate, au hasard des trottoirs,
Insensible au ballet que les ombres du soir
Dansent pour égarer mes pas de somnambule.
Afin de me soustraire aux effroyables bruits
Qui hantent ma mémoire aux abords de la nuit,
Je plonge dans les flots d’une insondable ivresse.
De mon cœur monte un chant dont les sombres accords
Raniment une armée de spectres, qui s’empresse
D’emmener ma carcasse aux portes de la mort.
À pas désenchantés, sur le fil du rasoir,
À l’orée d’un futur étroit comme un couloir,
Où se trame en secret mon odieux crépuscule.
Dans la ville agitée où des regards me brûlent,
Je marche en automate, au hasard des trottoirs,
Insensible au ballet que les ombres du soir
Dansent pour égarer mes pas de somnambule.
Afin de me soustraire aux effroyables bruits
Qui hantent ma mémoire aux abords de la nuit,
Je plonge dans les flots d’une insondable ivresse.
De mon cœur monte un chant dont les sombres accords
Raniment une armée de spectres, qui s’empresse
D’emmener ma carcasse aux portes de la mort.
Natures mortes
Seul avec mon chagrin que les natures mortes,
Accrochées par ta main sur les murs en lambris,
Exaltent, je revois nos souvenirs fleuris,
Tandis que, loin de moi, ton avenir t’emporte.
Insensible aux oiseaux dont la chanson m’exhorte
À sourire au soleil qui darde sur Paris
D’incendiaires rayons, le visage amaigri,
Je pleure ton départ, l’œil rivé sur la porte.
Du matin jusqu’au soir, je me traîne en haillons
Dans notre chambre ornée de croquis au crayon,
Dont la vue me ramène aux années de nos rires.
La pénombre glacée qui tombe sur le soir
Efface tes dessins afin de m’interdire
D’y recueillir les feux du diamant de l’espoir.
Accrochées par ta main sur les murs en lambris,
Exaltent, je revois nos souvenirs fleuris,
Tandis que, loin de moi, ton avenir t’emporte.
Insensible aux oiseaux dont la chanson m’exhorte
À sourire au soleil qui darde sur Paris
D’incendiaires rayons, le visage amaigri,
Je pleure ton départ, l’œil rivé sur la porte.
Du matin jusqu’au soir, je me traîne en haillons
Dans notre chambre ornée de croquis au crayon,
Dont la vue me ramène aux années de nos rires.
La pénombre glacée qui tombe sur le soir
Efface tes dessins afin de m’interdire
D’y recueillir les feux du diamant de l’espoir.
Direction liberté
Je te reconnais bien, vieille poison jalouse,
Quand tu verses ton fiel sur la fée du trottoir,
Que j’emmène au mépris de son julot rasoir,
Un sinistre connard obsédé par le flouze.
Éclate-toi, catin, dans d’immondes partouzes,
À cinq dans un plumard pas plus grand qu’un mouchoir,
Avec des malabars harponnés au comptoir
D’une boîte pourave infestée de tantouzes.
Pendant que tu moisis dans ton odieux gourbi,
La câline poupée qui calte avec bibi
Me file des tuyaux pour plumer des andouilles.
J’ai foutu dans ta piaule un bordel effrayant
Avant de dénicher le blé de tes magouilles
Planqué dans le placard, sous ton futal brillant.
Quand tu verses ton fiel sur la fée du trottoir,
Que j’emmène au mépris de son julot rasoir,
Un sinistre connard obsédé par le flouze.
Éclate-toi, catin, dans d’immondes partouzes,
À cinq dans un plumard pas plus grand qu’un mouchoir,
Avec des malabars harponnés au comptoir
D’une boîte pourave infestée de tantouzes.
Pendant que tu moisis dans ton odieux gourbi,
La câline poupée qui calte avec bibi
Me file des tuyaux pour plumer des andouilles.
J’ai foutu dans ta piaule un bordel effrayant
Avant de dénicher le blé de tes magouilles
Planqué dans le placard, sous ton futal brillant.
Des choses qui donnent confiance
Il y a des choses qui donnent confiance :
- Une mention à un examen qu’on croyait avoir raté par manque de préparation.
- Le sourire aimable de l’examinateur le jour du passage du permis de conduire, alors qu’on a déjà échoué trois fois. On pense que cette fois sera peut-être la bonne, qu’on sera attentif à chaque stop, à chaque feu rouge, et qu’aucun passant malveillant ne viendra se jeter sous nos roues.
- Le maître nageur qui arpente scrupuleusement les contours de la piscine. On se dit qu’on peut paresser tranquillement, les enfants sont en sécurité sous son regard vigilant.
- L’émotion humide dans les yeux d’un ami auquel on vient de lire timidement notre dernier texte en guettant ses réactions, tellement peu sûr de soi qu’on est surpris de l’avoir touché.
- La première soirée passée avec des amis après des mois d’isolement. On n’a eu à subir aucun regard de curiosité insistante, tout s’est déroulé agréablement, on attend impatiemment de renouveler cette expérience.
- La vue des chalets en bas de la piste après une longue descente à skis dont on craignait de ne jamais revenir vivant. On pense déjà aux plaisirs réconfortants qui nous attendent : enlever les lourdes chaussures et les vêtements humides, enfiler des habits douillets et confortables, prendre un goûter revigorant, un chocolat fumant très sucré et de grandes tartines de pain frais beurré.
- Le chirurgien qui se dirige vers nous d’un pas affairé mais guilleret au sortir de l’opération d’un parent. Son regard clair se pose sur nous, il va nous expliquer le déroulement de l’intervention, le pire est évité, le cauchemar est effacé.
- Une mention à un examen qu’on croyait avoir raté par manque de préparation.
- Le sourire aimable de l’examinateur le jour du passage du permis de conduire, alors qu’on a déjà échoué trois fois. On pense que cette fois sera peut-être la bonne, qu’on sera attentif à chaque stop, à chaque feu rouge, et qu’aucun passant malveillant ne viendra se jeter sous nos roues.
- Le maître nageur qui arpente scrupuleusement les contours de la piscine. On se dit qu’on peut paresser tranquillement, les enfants sont en sécurité sous son regard vigilant.
- L’émotion humide dans les yeux d’un ami auquel on vient de lire timidement notre dernier texte en guettant ses réactions, tellement peu sûr de soi qu’on est surpris de l’avoir touché.
- La première soirée passée avec des amis après des mois d’isolement. On n’a eu à subir aucun regard de curiosité insistante, tout s’est déroulé agréablement, on attend impatiemment de renouveler cette expérience.
- La vue des chalets en bas de la piste après une longue descente à skis dont on craignait de ne jamais revenir vivant. On pense déjà aux plaisirs réconfortants qui nous attendent : enlever les lourdes chaussures et les vêtements humides, enfiler des habits douillets et confortables, prendre un goûter revigorant, un chocolat fumant très sucré et de grandes tartines de pain frais beurré.
- Le chirurgien qui se dirige vers nous d’un pas affairé mais guilleret au sortir de l’opération d’un parent. Son regard clair se pose sur nous, il va nous expliquer le déroulement de l’intervention, le pire est évité, le cauchemar est effacé.
31.5.07
Ange d’espoir
Je suis l’ange d’espoir qui blanchit l’horizon
Pour guider les mortels aveuglés par la haine
Vers le futur radieux où les âmes sereines
Sèmeront le bonheur en toutes les saisons.
Je suis la cheminée qui chauffe la maison
En crépitant le soir son ardente rengaine,
Afin de calciner la jalousie obscène
Qui insuffle aux humains le goût des trahisons.
Je suis l’eau qui bouillonne au creux de la fontaine
Pour laver les esprits des effroyables peines
Que l’inhumanité y déverse à foison.
Je suis le vent fougueux qui décoiffe la plaine
Pour porter les parfums de ses gaies floraisons
Jusqu’au tréfonds glacé des sinistres prisons.
Pour guider les mortels aveuglés par la haine
Vers le futur radieux où les âmes sereines
Sèmeront le bonheur en toutes les saisons.
Je suis la cheminée qui chauffe la maison
En crépitant le soir son ardente rengaine,
Afin de calciner la jalousie obscène
Qui insuffle aux humains le goût des trahisons.
Je suis l’eau qui bouillonne au creux de la fontaine
Pour laver les esprits des effroyables peines
Que l’inhumanité y déverse à foison.
Je suis le vent fougueux qui décoiffe la plaine
Pour porter les parfums de ses gaies floraisons
Jusqu’au tréfonds glacé des sinistres prisons.
Mort aimable
Quand le passé déverse un torrent de souffrances
Nichées dans les recoins de chaque souvenir
Sur mon cœur affaibli, dépourvu de désirs,
Sinistre compagnon de ma désespérance ;
Quand le présent répand l’amère putrescence
De la vaine amitié, zélée à me trahir,
Sur mon âme blessée, épuisée de subir
L’implacable poignard de l’infernal silence ;
Quand le linceul glacé qui couvre l’avenir
Étouffe l’horizon qui commence à noircir
Sous les feux maladifs d’un soleil sans défense ;
Mon esprit avisé m’intime de mourir
Afin de mettre un terme au désarroi immense
Qui creuse mon tombeau dans la nuit qui s’avance.
Nichées dans les recoins de chaque souvenir
Sur mon cœur affaibli, dépourvu de désirs,
Sinistre compagnon de ma désespérance ;
Quand le présent répand l’amère putrescence
De la vaine amitié, zélée à me trahir,
Sur mon âme blessée, épuisée de subir
L’implacable poignard de l’infernal silence ;
Quand le linceul glacé qui couvre l’avenir
Étouffe l’horizon qui commence à noircir
Sous les feux maladifs d’un soleil sans défense ;
Mon esprit avisé m’intime de mourir
Afin de mettre un terme au désarroi immense
Qui creuse mon tombeau dans la nuit qui s’avance.
Ruban d’espoir
Les lueurs de l’aube opaline
Éclaboussent la nuit.
Le soleil froisse les rêves tardifs.
Le cri du coq lointain
Déchire le silence
Pour éveiller le jour.
L’essaim de nuages hésite à pleuvoir
Avant de s’éloigner,
Chassé par le vent implacable.
Le bateau frémit
Sur la mer dentelée
Qui effleure l’horizon.
L’oiseau léger
S’envole en agitant
La cendre des choses.
Le temps impassible
Dévide l’écheveau des souvenirs
En soyeux ruban d’espoir.
Éclaboussent la nuit.
Le soleil froisse les rêves tardifs.
Le cri du coq lointain
Déchire le silence
Pour éveiller le jour.
L’essaim de nuages hésite à pleuvoir
Avant de s’éloigner,
Chassé par le vent implacable.
Le bateau frémit
Sur la mer dentelée
Qui effleure l’horizon.
L’oiseau léger
S’envole en agitant
La cendre des choses.
Le temps impassible
Dévide l’écheveau des souvenirs
En soyeux ruban d’espoir.
Des choses qui égayent le coeur
Il y a des choses qui égayent le cœur :
- Le sourire d’un enfant inconnu
- Un jeune homme qui aide une vieille dame à porter ses paquets
- Un flan bien cuit uniformément doré, sans bulle qui le déforme
- Un pain encore tiède, croustillant et parfumé
- Une chatte qui lèche ses petits
- Un crédit d’impôt inattendu
- Le retour d’une hirondelle qui fait son nid dans la grange
- Le goût délicat du miel d’acacia au petit déjeuner
- La chaleur d’un regard croisé par hasard
- Une rose qui refuse dignement de se faner
- Un stylo qu’on aime et qui se remet soudain à fonctionner
- Les premières pousses sorties de terre, promesses de récoltes abondantes
- L’odeur alléchante du repas préparé par la mère quand on attend, affamé, de passer à table
- Le chaleureux désir de paix de millions d’inconnus dans un monde prêt à la guerre.
- Le sourire d’un enfant inconnu
- Un jeune homme qui aide une vieille dame à porter ses paquets
- Un flan bien cuit uniformément doré, sans bulle qui le déforme
- Un pain encore tiède, croustillant et parfumé
- Une chatte qui lèche ses petits
- Un crédit d’impôt inattendu
- Le retour d’une hirondelle qui fait son nid dans la grange
- Le goût délicat du miel d’acacia au petit déjeuner
- La chaleur d’un regard croisé par hasard
- Une rose qui refuse dignement de se faner
- Un stylo qu’on aime et qui se remet soudain à fonctionner
- Les premières pousses sorties de terre, promesses de récoltes abondantes
- L’odeur alléchante du repas préparé par la mère quand on attend, affamé, de passer à table
- Le chaleureux désir de paix de millions d’inconnus dans un monde prêt à la guerre.
24.5.07
Araignée de la nuit
Araignée de la nuit, je dévide en solo
Le secret écheveau de mes mots incendiaires
Pour tramer le récit de ma vie singulière,
Enflammé par l’élan de mon gracieux stylo.
Sourde aux nuages noirs qui versent des sanglots
Sur les chevaux du temps constellés de poussière,
Je me laisse griser par la joie printanière
De ma plume acharnée qui s’envole à vau-l’eau.
Sous l’œil étincelant d’impassibles étoiles,
Je compose des vers où mon cœur se dévoile
Au rythme échevelé de mes rêves brûlants.
Quand l’aurore empourprée darde sur mon visage
Ses premiers feux pétris d’un espoir insolent,
J’exhorte le soleil à dévorer ma page.
Le secret écheveau de mes mots incendiaires
Pour tramer le récit de ma vie singulière,
Enflammé par l’élan de mon gracieux stylo.
Sourde aux nuages noirs qui versent des sanglots
Sur les chevaux du temps constellés de poussière,
Je me laisse griser par la joie printanière
De ma plume acharnée qui s’envole à vau-l’eau.
Sous l’œil étincelant d’impassibles étoiles,
Je compose des vers où mon cœur se dévoile
Au rythme échevelé de mes rêves brûlants.
Quand l’aurore empourprée darde sur mon visage
Ses premiers feux pétris d’un espoir insolent,
J’exhorte le soleil à dévorer ma page.
Port de l’amour
Pendant que, loin de moi, tu conduis ton bateau
Sur l’océan bourbeux de ma désespérance,
Dont les lames glacées déchirent le silence
En reproches amers au tranchant de couteau ;
Pendant que, chaque nuit, l’implacable marteau
Du souvenir s’acharne à briser mes défenses
En creusant dans mon âme un gouffre de souffrances,
Où mes projets ardents se diluent aussitôt ;
Le phare de mon cœur déverse sa lumière,
Pétrie de notre union aux frissons incendiaires,
Vers l’esquif qui t’emmène aux portes de la mort.
Je lance à ta rencontre un bouquet de tendresse
Afin que, dès demain, tu reviennes au port
De mon amour zélé à laver ta tristesse.
Sur l’océan bourbeux de ma désespérance,
Dont les lames glacées déchirent le silence
En reproches amers au tranchant de couteau ;
Pendant que, chaque nuit, l’implacable marteau
Du souvenir s’acharne à briser mes défenses
En creusant dans mon âme un gouffre de souffrances,
Où mes projets ardents se diluent aussitôt ;
Le phare de mon cœur déverse sa lumière,
Pétrie de notre union aux frissons incendiaires,
Vers l’esquif qui t’emmène aux portes de la mort.
Je lance à ta rencontre un bouquet de tendresse
Afin que, dès demain, tu reviennes au port
De mon amour zélé à laver ta tristesse.
Frangin rasoir
Franchement, mon frangin, tu me gonfles gravos
En m’emmenant mater un navet de gonzesses
Pendant que mes poteaux harponnent des jeunesses,
Des poupées bien gaulées qu’ils niquent rapidos.
Tu me gaves vraiment avec tes musicos,
Ce trio de zonards, des cons bouffis de graisse,
Qui beuglent des chansons dont la laideur agresse
L’esgourde des gaziers qui passent tranquillos.
Tu me prends le citron en me traînant au stade
Au lieu de me laisser reluquer les pintades
Lascivement plantées sur le bord du trottoir.
Lassé de me farcir tes soirées branquignoles,
Je calterai fissa loin de ta vie rasoir
Dès que j’aurai taxé les clés de ta bagnole.
En m’emmenant mater un navet de gonzesses
Pendant que mes poteaux harponnent des jeunesses,
Des poupées bien gaulées qu’ils niquent rapidos.
Tu me gaves vraiment avec tes musicos,
Ce trio de zonards, des cons bouffis de graisse,
Qui beuglent des chansons dont la laideur agresse
L’esgourde des gaziers qui passent tranquillos.
Tu me prends le citron en me traînant au stade
Au lieu de me laisser reluquer les pintades
Lascivement plantées sur le bord du trottoir.
Lassé de me farcir tes soirées branquignoles,
Je calterai fissa loin de ta vie rasoir
Dès que j’aurai taxé les clés de ta bagnole.
Temps insouciant
Quand la fontaine accompagne
Le chant du rossignol
Sur la place offerte au soleil ;
Quand les lueurs de l’aube rose
Allument un faisceau d’espoir
Au chevet du malade ;
Quand le parfum des blés
Remplace l’odeur du sang
Sur la plaine verdoyante ;
Quand les regards s’électrisent
Dès la première rencontre,
Indifférents à la foule ;
Quand l’été flamboyant
Apporte un nouvel amour
Au sombre solitaire ;
Sous le sablier du temps insouciant,
La joie triomphe
De la mort avide
Dans le cœur de l’homme.
Le chant du rossignol
Sur la place offerte au soleil ;
Quand les lueurs de l’aube rose
Allument un faisceau d’espoir
Au chevet du malade ;
Quand le parfum des blés
Remplace l’odeur du sang
Sur la plaine verdoyante ;
Quand les regards s’électrisent
Dès la première rencontre,
Indifférents à la foule ;
Quand l’été flamboyant
Apporte un nouvel amour
Au sombre solitaire ;
Sous le sablier du temps insouciant,
La joie triomphe
De la mort avide
Dans le cœur de l’homme.
17.5.07
Paupière
Fermement abaissée pour offrir au dormeur
Un écrin ténébreux, la discrète paupière
Repousse vaillamment les sournoises lumières
Acharnées à briser le sommeil protecteur.
Vivement agitée pour dissiper les pleurs
Qui concluent bruyamment une rixe incendiaire,
Elle oppose au rival une adroite barrière
En drapant le regard d’un voile de pudeur.
Afin d’éliminer les infimes poussières
Qui mènent sur les yeux une danse guerrière,
Elle bat prestement, rebelle à la douleur.
Face aux noires visions de la mort familière,
Affichée sans répit sur l’écran en couleur,
Elle tire un rideau d’espoir pour le rêveur.
Un écrin ténébreux, la discrète paupière
Repousse vaillamment les sournoises lumières
Acharnées à briser le sommeil protecteur.
Vivement agitée pour dissiper les pleurs
Qui concluent bruyamment une rixe incendiaire,
Elle oppose au rival une adroite barrière
En drapant le regard d’un voile de pudeur.
Afin d’éliminer les infimes poussières
Qui mènent sur les yeux une danse guerrière,
Elle bat prestement, rebelle à la douleur.
Face aux noires visions de la mort familière,
Affichée sans répit sur l’écran en couleur,
Elle tire un rideau d’espoir pour le rêveur.
Griffe du vide
Sur l’océan obscur de tes rêves livides,
Durement ponctués par les coups de boutoir,
Que frappe dans ton cœur l’ange du désespoir,
Tu vogues loin du port de notre amour limpide.
Ballottée sur le flot de la mort intrépide,
Où dansent les reflets de tes papillons noirs,
Tu conduis ton bateau sur le fil du rasoir,
Vers l’horizon porteur de nuages morbides.
Seule avec mon chagrin, à l’approche du soir,
J’assiste à ton départ dans le sanglant couloir
De l’illusion truffée de filets homicides.
Sous un ciel ténébreux qui me laisse entrevoir
Un avenir pétri de silence putride,
J’offre mon âme sombre à la griffe du vide.
Durement ponctués par les coups de boutoir,
Que frappe dans ton cœur l’ange du désespoir,
Tu vogues loin du port de notre amour limpide.
Ballottée sur le flot de la mort intrépide,
Où dansent les reflets de tes papillons noirs,
Tu conduis ton bateau sur le fil du rasoir,
Vers l’horizon porteur de nuages morbides.
Seule avec mon chagrin, à l’approche du soir,
J’assiste à ton départ dans le sanglant couloir
De l’illusion truffée de filets homicides.
Sous un ciel ténébreux qui me laisse entrevoir
Un avenir pétri de silence putride,
J’offre mon âme sombre à la griffe du vide.
Envoûtement
Dans la nuit solitaire,
Je compose en silence
Un chapelet de vers
Qui me parlent de toi.
Entre hier et demain,
Suspendue à ton rêve,
J’attends que tu me dises :
« Viens ».
Guidée par ton sourire,
Armée de ma confiance
Dépourvue de questions,
Je te rejoins.
À l’abri de la peur,
Dans l’écrin de nos joies,
Ivre de ta tendresse,
Je t’enlace.
Je compose en silence
Un chapelet de vers
Qui me parlent de toi.
Entre hier et demain,
Suspendue à ton rêve,
J’attends que tu me dises :
« Viens ».
Guidée par ton sourire,
Armée de ma confiance
Dépourvue de questions,
Je te rejoins.
À l’abri de la peur,
Dans l’écrin de nos joies,
Ivre de ta tendresse,
Je t’enlace.
Sommet argenté
Devant le pic glacé
Qui taquine l’horizon,
Je me tais.
Au pied de la montagne,
À portée d’absolu,
Je t’attends.
Sous les nuages clairs,
Éclaboussés de neige,
Je souris.
Sur le chemin étroit,
Étiré vers le ciel,
Je te guide.
Au sommet argenté,
Accroché au soleil,
Je t’embrasse.
Qui taquine l’horizon,
Je me tais.
Au pied de la montagne,
À portée d’absolu,
Je t’attends.
Sous les nuages clairs,
Éclaboussés de neige,
Je souris.
Sur le chemin étroit,
Étiré vers le ciel,
Je te guide.
Au sommet argenté,
Accroché au soleil,
Je t’embrasse.
31.3.07
Faisceau du bonheur
Au tréfonds de la nuit pétrie de ton absence,
Je compose en secret un subtil élixir
Au chatoyant parfum d’un radieux avenir,
Où l’ange de la joie efface les souffrances.
Dans mon jardin obscur, imprégné de silence,
Où la fleur de l’amour commence à se flétrir,
Je cueille à ton insu un bouquet de désirs,
Enivrant messager de ma tendresse immense.
Je noie le bataillon de mes papillons noirs
Dans le flot bouillonnant de mon nouvel espoir,
Constellé de diamants aux lumières limpides.
J’assemble un chapelet de perles de bonheur
Afin de calciner mes souvenirs putrides
Sous le faisceau ardent de leurs chaudes couleurs.
Je compose en secret un subtil élixir
Au chatoyant parfum d’un radieux avenir,
Où l’ange de la joie efface les souffrances.
Dans mon jardin obscur, imprégné de silence,
Où la fleur de l’amour commence à se flétrir,
Je cueille à ton insu un bouquet de désirs,
Enivrant messager de ma tendresse immense.
Je noie le bataillon de mes papillons noirs
Dans le flot bouillonnant de mon nouvel espoir,
Constellé de diamants aux lumières limpides.
J’assemble un chapelet de perles de bonheur
Afin de calciner mes souvenirs putrides
Sous le faisceau ardent de leurs chaudes couleurs.
Navire d’espoir
Insensible au glacier qui confine mon cœur
Dans sa prison d’effroi au tréfonds du silence,
Je compose des vers au parfum d’espérance,
Assemblés en bouquets de quatrains enchanteurs.
J’offre mon corps transi aux soyeuses lueurs
D’un soleil amical qui convie à la danse
Le rossignol radieux dont la chanson s’élance
En enivrants diamants imprégnés de bonheur.
Sur le flot bouillonnant de mes désirs immenses,
Je navigue aujourd’hui loin des vaines souffrances
Que fomente l’ennui en habit de froideur.
À l’abri des filets que l’affreuse démence
Pose pour instaurer le règne de la peur,
Je conduis mon navire au pays des rêveurs.
Dans sa prison d’effroi au tréfonds du silence,
Je compose des vers au parfum d’espérance,
Assemblés en bouquets de quatrains enchanteurs.
J’offre mon corps transi aux soyeuses lueurs
D’un soleil amical qui convie à la danse
Le rossignol radieux dont la chanson s’élance
En enivrants diamants imprégnés de bonheur.
Sur le flot bouillonnant de mes désirs immenses,
Je navigue aujourd’hui loin des vaines souffrances
Que fomente l’ennui en habit de froideur.
À l’abri des filets que l’affreuse démence
Pose pour instaurer le règne de la peur,
Je conduis mon navire au pays des rêveurs.
Navire morbide
Pendant que tu conduis ton navire morbide
Sur l’océan glacé de ton fumeux poison,
Insensible aux éclairs formant à l’horizon
Un ballet incendiaire aux accents homicides ;
Pendant que tu dilues les souvenirs limpides
De notre amour au temps de sa morte saison
Dans le torrent sanglant qui construit ta prison
Sur la rive assombrie de tes pensées putrides ;
Pour chasser ma tristesse au goût de déraison,
J’arrache tes photos des murs de la maison
Avant de les offrir au fourneau intrépide.
Le chant du rossignol me met au diapason
De l’avenir gorgé de promesses splendides,
Loin de ton vain périple en lisière du vide.
Sur l’océan glacé de ton fumeux poison,
Insensible aux éclairs formant à l’horizon
Un ballet incendiaire aux accents homicides ;
Pendant que tu dilues les souvenirs limpides
De notre amour au temps de sa morte saison
Dans le torrent sanglant qui construit ta prison
Sur la rive assombrie de tes pensées putrides ;
Pour chasser ma tristesse au goût de déraison,
J’arrache tes photos des murs de la maison
Avant de les offrir au fourneau intrépide.
Le chant du rossignol me met au diapason
De l’avenir gorgé de promesses splendides,
Loin de ton vain périple en lisière du vide.
24.3.07
Insolent pouvoir
Quand ta main prend la mienne à l’approche du soir
Afin de m’insuffler ta joie de vivre immense,
Sous l’éclat de ton rire effritant le silence
En diamants dont les feux exaltent mon espoir ;
Quand l’étang de tes yeux noie les papillons noirs
Qui mènent dans mon âme une effroyable danse,
Pour éteindre l’écho de mes cris de souffrance
Germés dans mon passé sur le fil du rasoir ;
Quand ta voix, imprégnée d’une tendresse intense,
Murmure à mon oreille une chanson d’enfance
Pour chasser le chagrin qui s’acharne à pleuvoir ;
Mon esprit, enivré par ta chaude présence,
Oublie son désarroi avant de concevoir
Un hymne célébrant ton insolent pouvoir.
Afin de m’insuffler ta joie de vivre immense,
Sous l’éclat de ton rire effritant le silence
En diamants dont les feux exaltent mon espoir ;
Quand l’étang de tes yeux noie les papillons noirs
Qui mènent dans mon âme une effroyable danse,
Pour éteindre l’écho de mes cris de souffrance
Germés dans mon passé sur le fil du rasoir ;
Quand ta voix, imprégnée d’une tendresse intense,
Murmure à mon oreille une chanson d’enfance
Pour chasser le chagrin qui s’acharne à pleuvoir ;
Mon esprit, enivré par ta chaude présence,
Oublie son désarroi avant de concevoir
Un hymne célébrant ton insolent pouvoir.
Vin de lumière
J’inonde de whisky le chagrin solitaire
Qui envahit mon âme à l’approche du soir,
Pour que germe bientôt un insolent espoir
Dans le lit verglacé de mes pensées amères.
Je noie mes souvenirs aux griffes délétères
Dans un tonneau de vin aux accents du terroir,
Empressé à laver l’essaim de doutes noirs,
Qui forme à l’horizon un nuage polaire.
Je dilue la tristesse au parfum d’encensoir,
Qui déchire mes nuits de son sanglant rasoir,
Dans le baiser grenat d’un porto salutaire.
J’éteins mes cauchemars, dont les coups de boutoir
Creusent vers l’avenir un chemin de misère,
Dans le fringant cocktail illuminant mon verre.
Qui envahit mon âme à l’approche du soir,
Pour que germe bientôt un insolent espoir
Dans le lit verglacé de mes pensées amères.
Je noie mes souvenirs aux griffes délétères
Dans un tonneau de vin aux accents du terroir,
Empressé à laver l’essaim de doutes noirs,
Qui forme à l’horizon un nuage polaire.
Je dilue la tristesse au parfum d’encensoir,
Qui déchire mes nuits de son sanglant rasoir,
Dans le baiser grenat d’un porto salutaire.
J’éteins mes cauchemars, dont les coups de boutoir
Creusent vers l’avenir un chemin de misère,
Dans le fringant cocktail illuminant mon verre.
Ange du néant
Quand l’océan s’étire en vagues de souffrance,
Qui versent sombrement au fond de ton esprit
De putrides pensées constellées des débris
D’un espoir déchiré au pays de l’enfance ;
Quand, poussée par le vent, une nuée immense
Étale à l’horizon un épais manteau gris
Avant de s’épancher sur les jardins fleuris
En humide linceul où s’éteint l’innocence ;
Quand la lune, accrochée dans le ciel assombri,
Répand ses feux glacés sur les rêves flétris,
Condamnés à mourir dans le jour qui s’avance ;
J’offre mon désarroi au brûlant bistouri
De l’ange du néant, habillé de silence,
Qui lacère mon âme en lambeaux de démence.
Qui versent sombrement au fond de ton esprit
De putrides pensées constellées des débris
D’un espoir déchiré au pays de l’enfance ;
Quand, poussée par le vent, une nuée immense
Étale à l’horizon un épais manteau gris
Avant de s’épancher sur les jardins fleuris
En humide linceul où s’éteint l’innocence ;
Quand la lune, accrochée dans le ciel assombri,
Répand ses feux glacés sur les rêves flétris,
Condamnés à mourir dans le jour qui s’avance ;
J’offre mon désarroi au brûlant bistouri
De l’ange du néant, habillé de silence,
Qui lacère mon âme en lambeaux de démence.
Monde vieillissant
Dans la crypte glacée de l’effroi ténébreux,
L’escadron des démons au visage cireux
Déchire le silence en lambeaux interlopes
Dont se drape aussitôt le lutin nyctalope.
Le cauchemar étire un torrent vermillon
De mourants effarés dont les sanglants haillons
Forment le froid linceul de l’avenir putride.
Sur l’autel silencieux des puissances du vide,
Les ombres étriquées des mortels grimaçants
Dansent l’affreux ballet du monde vieillissant.
L’escadron des démons au visage cireux
Déchire le silence en lambeaux interlopes
Dont se drape aussitôt le lutin nyctalope.
Le cauchemar étire un torrent vermillon
De mourants effarés dont les sanglants haillons
Forment le froid linceul de l’avenir putride.
Sur l’autel silencieux des puissances du vide,
Les ombres étriquées des mortels grimaçants
Dansent l’affreux ballet du monde vieillissant.
17.3.07
Ange de joie
Je suis l’ange de joie venu noyer tes peurs
Dans l’insolent torrent de sa tendresse immense
Avant de t’emmener au pays de l’enfance,
Où germe le désir qui réchauffe les cœurs.
Je suis l’amie fidèle aux bras chargés de fleurs
Savamment assemblées en gerbe d’espérance,
Dont l’enivrant parfum apaise les souffrances
Des esprits que dévore une sourde terreur.
Je suis le rossignol qui brise le silence
Par son chant exaltant dont les notes s’élancent
En symphonie soyeuse aux accents du bonheur.
Je suis l’étoile fixe à la chaude brillance,
Qui calcine en secret la nocturne noirceur
De tes vains cauchemars sous ses douces lueurs.
Dans l’insolent torrent de sa tendresse immense
Avant de t’emmener au pays de l’enfance,
Où germe le désir qui réchauffe les cœurs.
Je suis l’amie fidèle aux bras chargés de fleurs
Savamment assemblées en gerbe d’espérance,
Dont l’enivrant parfum apaise les souffrances
Des esprits que dévore une sourde terreur.
Je suis le rossignol qui brise le silence
Par son chant exaltant dont les notes s’élancent
En symphonie soyeuse aux accents du bonheur.
Je suis l’étoile fixe à la chaude brillance,
Qui calcine en secret la nocturne noirceur
De tes vains cauchemars sous ses douces lueurs.
Troquet cradingue
Dans la salle bondée du vieux troquet cradingue,
Une sirène amère accoste un boute-en-train
Qui saoule l’assemblée de ses vineux refrains
Aux accents saugrenus de lointaines bourlingues.
Accoudé au comptoir, un costaud frappadingue
Roule des yeux hagards vers un jeune marin
Occupé à noyer son mystérieux chagrin
Dans l’élixir qui perle au bout de sa seringue.
Sourd au charivari d’un groupe de serins,
Le patron silencieux pinte en rongeant son frein
Pendant que sa moitié prépare ses valdingues.
Le barman cogne un con qui fourre son tarin
Sur les jolis nibards d’une stupide bringue
Qui, sans lâcher un mot, s’arrache à tout berzingue.
Une sirène amère accoste un boute-en-train
Qui saoule l’assemblée de ses vineux refrains
Aux accents saugrenus de lointaines bourlingues.
Accoudé au comptoir, un costaud frappadingue
Roule des yeux hagards vers un jeune marin
Occupé à noyer son mystérieux chagrin
Dans l’élixir qui perle au bout de sa seringue.
Sourd au charivari d’un groupe de serins,
Le patron silencieux pinte en rongeant son frein
Pendant que sa moitié prépare ses valdingues.
Le barman cogne un con qui fourre son tarin
Sur les jolis nibards d’une stupide bringue
Qui, sans lâcher un mot, s’arrache à tout berzingue.
Plaisir invulnérable
Dévale le versant de l’ivresse.
Inverse le sens interdit de ta vie livide.
Avale l’essence de l’impudeur.
Envole-toi sur les volutes voluptueuses
De l’indécence incendiaire.
Dissous le linceul du silence
Dans la sève lascive de tes envies.
Descends le chemin de traverse
Jusqu’au puits d’insouciance.
Cueille les chardons de la chance.
Sème les germes de ta joie
Sur le sentier incandescent de tes frissons.
Souris aux lueurs de l’aube
Complice de tes désirs impavides.
Évade-toi dans le plaisir invulnérable.
Inverse le sens interdit de ta vie livide.
Avale l’essence de l’impudeur.
Envole-toi sur les volutes voluptueuses
De l’indécence incendiaire.
Dissous le linceul du silence
Dans la sève lascive de tes envies.
Descends le chemin de traverse
Jusqu’au puits d’insouciance.
Cueille les chardons de la chance.
Sème les germes de ta joie
Sur le sentier incandescent de tes frissons.
Souris aux lueurs de l’aube
Complice de tes désirs impavides.
Évade-toi dans le plaisir invulnérable.
Jour naissant
Les ombres de la nuit
Étouffent les rêves timides
Des dormeurs solitaires.
Dans un lit glacé,
Un amour moribond
Hésite à se finir.
Sur le pavé humide,
Un passant égaré
Cueille une lueur d’espoir.
Dans un bar enfumé,
Un sourire hasardeux
Désarme la tristesse.
Le nez collé au ciel,
Un enfant silencieux
Invente l’avenir.
À la lumière du jour naissant,
Le coq invulnérable
Lave les défaillances.
Étouffent les rêves timides
Des dormeurs solitaires.
Dans un lit glacé,
Un amour moribond
Hésite à se finir.
Sur le pavé humide,
Un passant égaré
Cueille une lueur d’espoir.
Dans un bar enfumé,
Un sourire hasardeux
Désarme la tristesse.
Le nez collé au ciel,
Un enfant silencieux
Invente l’avenir.
À la lumière du jour naissant,
Le coq invulnérable
Lave les défaillances.
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