15.11.04

Éveil solitaire

Pendant que tu dors, je m’envole
Dans le calme matin fleuri
De l’espérance où mon esprit
Enterre tes vaines paroles.

Dans la vibrante métropole
Sourde à notre unisson flétri,
Je regarde un nuage gris
Noyer nos querelles frivoles.

Devant ma tasse, je souris,
Avant de réduire en débris
Un pain doré à la mie molle.

Loin de ton visage assombri
Dont la dureté me désole,
Je plonge dans une joie folle.

Aucun commentaire: