25.12.04

Aveugle amer

J’abhorre la froide splendeur
De la ténébreuse nature
Où mes yeux aveugles endurent
Le concerto de la noirceur.

Je hais les jardins dont les fleurs
Lancent des fragrances obscures
Que revêtent les créatures
Avant de me briser le cœur.

Je déteste les villes dures,
Bardées d’insolentes voitures
Qui me plongent dans la terreur.

J’exècre la littérature
Qui procure à ses amateurs
Des joies attisant ma rancœur.

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